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SixBack – Ressusciter une Bose SoundTouch avec un ESP32

Si comme moi, vous avez une enceinte
Bose SoundTouch
, vous savez que ses boutons de radio internet ont cessé de fonctionner début mai. En effet, Bose a coupé le cloud qui tournait derrière, et les six boutons de présélections sont devenues de jolis boutons inutiles. Mais un dev nommé Tostmann, lui, a refusé cette fatalité et a sorti SixBack, un firmware ESP32 qui ramène tout ça à la vie.

L’idée, c’est de faire croire à l’enceinte que rien n’a changé puisque l’ESP32 se fait passer pour les serveurs Bose disparus et répond à sa place, sans toucher au firmware d’origine de l’enceinte. Pour réussir cela, il a réimplémenté 22 des 30 points d’accès du service, de l’enregistrement du compte au streaming en passant par les vérifs de mise à jour et voilà comment pour la SoundTouch, c’est comme si le cloud n’était jamais parti !

Il transforme deux Xbox One hors service en une clé USB de 10 Go

En pleine flambée des prix de la mémoire et du stockage, un bricoleur du nom de Chase Fournier a imaginé une façon rigolote de recycler du vieux matériel : récupérer les puces de stockage de deux Xbox One pour les assembler en une seule clé USB de 10 Go, suffisamment compacte pour tenir dans la main.

Son astuce repose sur un composant méconnu. La carte mère d’une Xbox One S embarque une puce eMMC, autrement dit de la mémoire flash soudée qui sert de stockage interne, exactement le même type de composant que l’on trouve dans un smartphone d’entrée de gamme. Sur la console, cette puce dispose d’une capacité de 5 Go.

Autopsie d’une résistance carbone vintage

CuriousMarc, un youtubeur connu pour ses restaurations d’équipements électroniques d’époque, est tombé sur un cas intéressant lors de la réparation d’un oscilloscope Metrix vintage.

Après avoir changé tous les condensateurs (un “recap” en jargon, opération de routine sur les vieux équipements dont les condos sèchent avec le temps), l’appareil refusait toujours de fonctionner correctement. Coupable identifié : une résistance carbone de 20 kΩ qui mesurait 0,843 MΩ au multimètre. Soit 42 fois sa valeur d’origine.

Une alimentation USB-C miniature pour redonner vie au Commodore 64

L’alimentation d’origine du Commodore 64 a une fâcheuse réputation : elle a tendance à mourir en cuisant lentement ses propres composants.

Le régulateur, noyé dans la résine, ne dissipe pas la chaleur, surchauffe, et finit par cramer en emportant parfois la machine au passage. Pour un ordinateur de 1982 qui tient encore debout aujourd’hui, c’est un vrai problème.

Du coup, le collectif Side Projects Lab a sorti le PD-64, une alimentation pensée pour ressusciter les C64 sans la peur du toaster. Le truc tient dans la taille du port d’alimentation de la machine, donc franchement minuscule, et fonctionne avec n’importe quel chargeur USB Power Delivery du commerce (la norme qui équipe presque tous les chargeurs USB-C modernes). Vous lui demandez du 12 V via la négociation USB-PD, et le module en tire ce qu’il faut pour alimenter la machine.

Muxcard – Un ordinateur fin comme une carte bancaire

L’expert en électronique connu sous le pseudo de Krauseler s’est mis en tête un truc que la plupart des ingénieurs auraient lâché au bout d’une semaine, à savoir fabriquer un vrai ordinateur qui tient dans le format exact d’une carte bancaire.

Et pas “à peu près la taille d’une carte” comme on dit tous pour un Raspberry Pi, non, non, la vraie norme ISO 7810, 85 mm sur 54, et surtout l’épaisseur, soit moins d’un millimètre. Sa Muxcard, il l’a sorti tout seul, chez lui, après des mois de bidouille, et le résultat est très impressionnant !

Fabriquer un circuit imprimé sans aucun logiciel, juste avec un marqueur

Un bricoleur connu sous le pseudo ALTco a fabriqué un circuit imprimé sans toucher au moindre logiciel. Pas de conception sur ordinateur, pas de commande envoyée à une usine. Juste un marqueur, une plaque de cuivre et un bain chimique. Rien d’autre.

La méthode date d’avant l’informatique, et elle fonctionne toujours aussi bien.

Le circuit imprimé, c’est cette plaque qu’on trouve dans absolument tous les appareils électroniques : sur sa surface courent de fines pistes de cuivre qui relient les composants entre eux.

Ce petit gadget DIY vous prédit l’avenir quand vous le secouez

Le maker connu sous le pseudo gokux a fabriqué un objet aussi inutile que mignon : un fortune cookie électronique. Vous le secouez, et il affiche une prédiction sur son petit écran. Voilà, c’est tout. Et c’est très bien comme ça.

Sous le capot, c’est un condensé de composants accessibles. Le cerveau, c’est un Seeed Xiao ESP32-S3 Plus, un microcontrôleur minuscule, autrement dit une puce programmable qui fait tourner le tout.

Ces badges LED de festival se synchronisent tout seuls

Tony Goacher a résolu un petit casse-tête avec élégance. Son projet CrowdClock, ce sont des badges lumineux pour festival qui clignotent tous en rythme, parfaitement synchronisés. Sauf qu’il n’y a aucun badge maître, aucune appli, aucun appairage. Les badges se mettent d’accord tout seuls.

Le truc tient en une technique toute bête. Chaque badge fait tourner sa propre horloge interne et diffuse en continu sa valeur tout autour de lui, via ESP-NOW (un protocole sans fil léger, qui permet à de petits modules de discuter directement entre eux sans passer par le Wi-Fi). Quand un badge capte une valeur d’horloge plus élevée que la sienne, il adopte cette valeur, tout simplement.

Cuivrer une pièce imprimée 3D sans cuve géante, c’est possible en la faisant tourner

Hendrik s’est attaqué à un problème classique des makers : électroplaquer une pièce imprimée en 3D un peu grosse, ça demande une cuve énorme remplie de produits chimiques pour la submerger entièrement.

Sa solution, fabriquée maison, prend le problème dans l’autre sens : si la pièce ne rentre pas dans la cuve, autant la faire tourner doucement dans une cuve plus petite.

Le principe est simple. Vous prenez votre pièce 3D, vous la poncez, vous la recouvrez de peinture conductrice (indispensable, sinon le métal ne s’accroche à rien).

Voir à 650 mètres dans le noir avec un laser infrarouge et une webcam : c’est faisable

Project 326, une chaîne YouTube spécialisée dans les bricolages optiques, a montré un système de vision nocturne longue portée monté de A à Z dans un garage. Le résultat tient en quelques composants : un télescope réflecteur imprimé en 3D, une webcam modifiée et un laser infrarouge de deux watts. À l’arrivée, on voit jusqu’à 650 mètres dans l’obscurité totale.

Le principe est simple (si on peut dire). Un laser dans une longueur d’onde de 940 nanomètres, totalement invisible à l’œil nu mais détectable par n’importe quel capteur photo sans filtre infrarouge, éclaire la scène à distance. La webcam, dont on a retiré le filtre infrarouge d’origine, capte la lumière réfléchie. Le télescope réflecteur, un montage avec un miroir concave qui collecte la lumière comme dans les télescopes amateurs, concentre le tout sur le capteur. Du coup vous obtenez une image quasi-diurne en plein milieu de la nuit.