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IoToS – Le prof qui a codé un OS de zéro pour ses élèves

Jean-Marc Biechy est prof d’électronique et d’informatique à l’Institution Saint-Jean de Colmar et il vient de m’envoyer un truc qui m’a scotché. Avec ses élèves, il bidouille des projets Arduino, et plutôt que d’empiler des bouts de code à chaque nouveau montage, il a fait un choix un peu fou : écrire son propre système d’exploitation en partant de zéro pour un microcontrôleur.

Ça s’appelle IoToS, pour Internet of Things micro Operating System, et ça transforme un Arduino UNO R4 ou un ESP32/8266 en vrai petit nœud réseau avec un accès en ligne de commande qui ressemble vachement à du bon vieux terminal Linux.

LightComposer, la lampe qui se règle au cadran comme un vieux téléphone

Le bidouilleur allemand
John Engeln
en avait assez. Il voulait une petite lampe de bureau qui change de couleur, point, sans dégainer son smartphone pour télécharger une appli et appairer le moindre objet, et plutôt que de suivre la mode du tout-connecté il est allé piocher du côté des années cinquante, dans le cadran rotatif des bons vieux téléphones à roulette.

La chose tient dans la main, à peine plus grosse qu’un palet de hockey, et mélange du rouge, du vert et du bleu pour composer la teinte que vous voulez selon une logique simple : on fait tourner le diffuseur du dessus dans un sens pour monter en luminosité, dans l’autre pour glisser d’une couleur vers la suivante. Simple, basique, comme dirait l’autre.

Reconstituer l’écran d’une radio médicale avec une électrode de soudure

Un bricoleu,
MarcellF
, s’est mis en tête de produire lui-même l’écran fluorescent qui rend les rayons X visibles. Le genre de composant qu’on imagine sorti d’un labo d’imagerie. Sauf qu’il y est parvenu dans son atelier, en mélangeant des sels dans des creusets.

Le principe d’une radio est en fait assez simple. On éclaire un objet avec un faisceau de rayons X, ces ondes invisibles qui traversent la matière comme à l’hôpital, et puisque les zones denses en bloquent une partie pendant que les zones creuses le laissent filer, on récupère derrière l’objet une ombre qui dessine sa structure interne. Reste à rendre cette ombre visible.

Refroidir à -84°C avec une imprimante 3D et de l’air comprimé

Un youtubeur qui se fait appeler Hyperspace Pirate a fabriqué chez lui un cryogénérateur, c’est-à-dire une machine capable de produire du froid extrême, en imprimant lui-même la plupart des pièces en plastique.

Sur ses deux prototypes, il est descendu jusqu’à -84°C. Ce n’est pas un record, et il le sait très bien, mais réussir ça avec du matériel de garage a quand même de quoi surprendre.

La machine qu’il reproduit s’appelle un cryogénérateur Gifford-McMahon, du nom des deux ingénieurs qui ont mis au point le principe au début des années 1960. On en trouve aujourd’hui dans les appareils d’IRM des hôpitaux, où ils maintiennent des aimants surpuissants à des températures proches du zéro absolu, la limite physique en dessous de laquelle on ne peut plus descendre.

ESP32 Bit Pirate – Le Bus Pirate qui tient dans un Cardputer

se

Les
Bus Pirate
, si vous ne connaissez pas encore, ce sont des petites sondes que les bidouilleurs utilisent pour “parler” à des puces inconnues, lire une EEPROM ou dumper des firmwares. C’est assez spécifique comme matos, alors c’est pourquoi geo-tp a eu une autre idée, à savoir foutre l’équivalent d’un Bus Pirate dans un ESP32 pour en faire un Cardputer (contraction de “card” + “computer”) de ha

Bus Pirate

Des circuits électroniques cuits dans de l’argile, et ça marche vraiment

Emily Velasco
, bricoleuse et artiste américaine, a fabriqué une carte électronique fonctionnelle à partir d’un simple disque d’argile tourné à la main, sans la moindre plaque de fibre de verre ni le moindre bain d’acide qu’on associe d’habitude à ce genre d’objet.

L’idée vient d’ailleurs. Elle raconte avoir été inspirée par un collectif de hackeuses européennes qui fabriquait ses propres circuits à partir d’argile creusée dans le sol et cuite dans un feu de camp, et comme elle développait déjà depuis un moment ses propres émaux au cuivre pour la poterie, elle a décidé de pousser l’expérience un cran plus loin.

Charger un jeu Mega Drive depuis un vinyle ? Le pari génial d’un bidouilleur

Convertir un jeu de console en son, graver ce son sur un disque vinyle, puis le relire sur une platine pour relancer le jeu, c’est le genre de projet inutile et réjouissant dont seul le monde du retrogaming a le secret, et c’est précisément ce que le bidouilleur Throaty Mumbo a voulu tester sur une vieille Sega Mega Drive.

Sa chaîne de bricolage repose sur une Mega Everdrive Pro, cette cartouche moderne qui permet de charger n’importe quel jeu sur la console d’origine via une carte mémoire ou, plus rarement, via un port USB normalement réservé aux développeurs qui testent leur code sans réécrire une carte à chaque essai.

Il fabrique de l’essence à partir de gaz dans son labo

Le bricoleur qui anime la chaîne YouTube Marb’s Lab a présenté dans sa dernière vidéo un montage de verrerie de laboratoire qui transforme un simple gaz en carburant liquide, reproduisant le procédé Fischer-Tropsch, du nom des deux chimistes allemands Franz Fischer et Hans Tropsch qui l’ont mis au point en 1925.

À l’échelle industrielle, cette réaction a longtemps servi aux pays riches en charbon mais privés de pétrole, l’Afrique du Sud de l’apartheid sous embargo international en étant l’exemple le plus connu, ces nations fabriquant leur essence à partir de leurs ressources fossiles locales plutôt que d’importer un brut auquel elles n’avaient pas vraiment accès.

SixBack – Ressusciter une Bose SoundTouch avec un ESP32

Si comme moi, vous avez une enceinte
Bose SoundTouch
, vous savez que ses boutons de radio internet ont cessé de fonctionner début mai. En effet, Bose a coupé le cloud qui tournait derrière, et les six boutons de présélections sont devenus de jolis boutons inutiles. Mais un dev nommé Tostmann, lui, a refusé cette fatalité et a sorti SixBack, un firmware ESP32 qui ramène tout ça à la vie.

L’idée, c’est de faire croire à l’enceinte que rien n’a changé puisque l’ESP32 se fait passer pour les serveurs Bose disparus et répond à sa place, sans toucher au firmware d’origine de l’enceinte. Pour réussir cela, il a réimplémenté 22 des 30 points d’accès du service, de l’enregistrement du compte au streaming en passant par les vérifs de mise à jour et voilà comment pour la SoundTouch, c’est comme si le cloud n’était jamais parti !

SixBack – Ressusciter une Bose SoundTouch avec un ESP32

Si comme moi, vous avez une enceinte
Bose SoundTouch
, vous savez que ses boutons de radio internet ont cessé de fonctionner début mai. En effet, Bose a coupé le cloud qui tournait derrière, et les six boutons de présélections sont devenus de jolis boutons inutiles. Mais un dev nommé Tostmann, lui, a refusé cette fatalité et a sorti SixBack, un firmware ESP32 qui ramène tout ça à la vie.

L’idée, c’est de faire croire à l’enceinte que rien n’a changé puisque l’ESP32 se fait passer pour les serveurs Bose disparus et répond à sa place, sans toucher au firmware d’origine de l’enceinte. Pour réussir cela, il a réimplémenté 22 des 30 points d’accès du service, de l’enregistrement du compte au streaming en passant par les vérifs de mise à jour et voilà comment pour la SoundTouch, c’est comme si le cloud n’était jamais parti !