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Ibou Explorer – L’anti-Google Discover français

Y’a un nouveau projet français qui débarque face à Google, et celui-là va vous plaire, j’en suis sûr !

Ça s’appelle Ibou Explorer, et c’est porté par Sylvain Peyronnet (oui, un des deux frères du SEO français bien connus dans le milieu) et Guillaume Pitel. Leur site vient d’ouvrir en beta publique et pour vous résumer ça rapidement, disons que c’est un équivalent direct de Google Discover, mais en mieux évidement !! Et c’est surtout la première brique d’un ensemble plus large qui inclura à terme un vrai moteur de recherche conversationnel d’ici fin 2026.

GitLike – Le GitHub décentralisé sur IPFS

Branislav Đalić, un dev serbe basé à Belgrade, vient de balancer un projet plutôt original baptisé
GitLike
. Il s’agit d’un GitHub décentralisé qui stocke vos repos sur
IPFS
et remplace le mot de passe par votre clé Ethereum (votre wallet quoi…).

Vous connectez votre wallet via SIWE (le standard EIP-4361, signature dans MetaMask ou WalletConnect), vous créez un repo, et hop, chaque commit, chaque fichier, chaque arbre devient un objet IPFS adressé par son CID. Tout pareil que Git côté usage, sauf que derrière y’a pas de serveur GitHub mais un simple Worker Cloudflare qui orchestre Pinata ou Filebase pour pinner vos données.

Un robot qui construit des maisons en argile

Vous connaissez ICON, qui imprime des maisons en béton avec ses grosses machines ? Hé bien Terran Robotics fait en fait pareil, mais avec de la terre, ou plutôt avec l’argile extraite directement du terrain. Du coup ça revient carrément moins cher.

Leur techno consiste en un robot suspendu par des câbles entre quatre tourelles dressées aux coins du chantier qui crache de l’argile. Zach Dwiel (CEO, ex-Intel) et Danny Weddle (CDO, architecte) ont développé ce système depuis 2019 et leur premier chantier est actuellement en cours.

Anthropic teste le retrait de Claude Code pour les nouveaux abonnés Pro à 20 dollars

Environ 2% des nouveaux abonnés Pro d’Anthropic ne peuvent plus utiliser Claude Code, le CLI de codage maison. L’info vient de The Register ce mardi, et l’entreprise parle d’un test A/B temporaire.

Sauf que la page tarifaire publique, elle, a bien été modifiée, avec des croix qui remplacent les coches en face de Claude Code sur la ligne Pro à 20 dollars par mois.

Le responsable de la croissance chez Anthropic, Amol Avasare, a tenté de calmer le jeu. Dans une réponse publique, il a confirmé qu’il s’agit d’un test sur environ 2% des nouveaux abonnés, en précisant que les abonnés Pro et Max existants ne sont pas touchés. Il a aussi promis que tout changement qui affecterait les abonnés actuels serait précédé d’un préavis large. Très bien.

Des startups mortes revendent leurs Slack, emails et tickets Jira pour entraîner des IA

Quand une startup ferme, ses conversations Slack, ses emails, ses tickets Jira et ses téraoctets de Google Drive ne disparaissent pas. Et maintenant, certaines les revendent.

SimpleClosure, une boîte spécialisée dans la fermeture d’entreprises, propose aux fondateurs de monétiser ce qu’elle appelle l'”exhausteur opérationnel” de leur défunte société en le vendant comme données d’entraînement pour des modèles d’IA.

C’est ce qu’a fait Shanna Johnson, l’ancienne patronne de cielo24, une entreprise de sous-titrage et transcription qui a fermé après 13 ans d’activité. Conversations internes, échanges clients, documentation technique, tout est parti dans le lot.

Ruby Central en péril financier après le clash des mainteneurs RubyGems

Ruby Central, l’association qui gère l’écosystème Ruby (RubyGems, Bundler, les conférences RubyConf et RailsConf), est en “vrai péril financier”.

Le conseil d’administration l’a annoncé en se séparant de sa directrice exécutive, Shan Cureton, dans le cadre d’un plan de réduction des coûts. Les finances de l’organisation dépendaient trop “du timing optimiste de la réception des fonds par rapport aux dates fixes de nos dépenses”, selon les administrateurs.

Le contexte, c’est un conflit qui dure depuis des mois. Fin 2025, Ruby Central a retiré plusieurs mainteneurs historiques de RubyGems et Bundler sans les prévenir.

Le Japon lance son IA souveraine avec 8 géants industriels

Gros chantier IA au Japon. SoftBank a pris la tête d’un consortium qui réunit sept autres poids lourds nationaux : NEC, Honda, Sony, trois banques (MUFG, Sumitomo Mitsui, Mizuho) et deux sidérurgistes (Nippon Steel, Kobe Steel).

L’objectif : monter une nouvelle société dédiée à la construction d’une IA entièrement japonaise, sans dépendance étrangère. Le spécialiste tokyoïte Preferred Networks rejoindra l’aventure un peu plus tard, en renfort technique.

L’objectif est clair. Rattraper les Américains et les Chinois. Le modèle visé ambitionne d’atteindre environ 1 000 milliards de paramètres d’ici la fin de la décennie, soit l’ordre de grandeur des plus gros modèles d’OpenAI ou d’Alibaba. Il sera multimodal (texte, images, vidéos, son) et surtout orienté vers ce que les Japonais appellent la “physical AI”, c’est-à-dire une IA capable de piloter des robots et des machines dans le monde réel.

DARPA investit dans une batterie radioactive capable d’alimenter un PC portable pendant des mois

La DARPA vient de confier 5,2 millions de dollars à la startup Avalanche Energy pour développer une batterie à base de particules alpha. L’objectif : créer une source d’énergie compacte de quelques kilos, capable d’alimenter un ordinateur pendant des mois, destinée aux missions spatiales et militaires. Et la startup a une idée derrière la tête.

5,2 millions de dollars pour une pile nucléaire

Avalanche Energy, une jeune entreprise basée dans l’État de Washington, vient de décrocher un contrat de 5,2 millions de dollars auprès de la DARPA, l’agence de recherche du Pentagone. Le programme s’appelle “Rads to Watts” et il va durer 30 mois.

Higgsfield – Le Netflix de l’IA où 4 personnes remplacent tout un studio

100 millions de dollars, c’est ce que coûterait normalement la production d’un pilote de qualité ciné, d’après Higgsfield, une boite basée à San Francisco et fondée par Alex Mashrabov.

Et eux, ils l’ont fait en 4 jours avec une équipe de 4 personnes et quelques GPU. Bienvenue dans l’ère du streaming généré par IA !

La plateforme vient en effat de lancer ses
Original Series
, une sorte de Netflix où tout le catalogue est généré par IA. On y trouve 13 séries dispo (sci-fi, thriller, anime, comédie…) avec des titres comme Arena Zero, Spit & Glow ou encore Tails of Steel, plus 6 autres en préparation. Et tout ça, des dialogues aux effets visuels en passant par le doublage, est généré par intelligence artificielle (même si évidemment, y’a des humains derrière pour le scénario, le prompting et le montage).

ChatGPT leur a coûté 200 000 dollars, ils ont créé leur propre IA pour corriger le tir

Une startup spécialisée dans le dessalement de l’eau a perdu 200 000 dollars et quatre mois de recherche après avoir fait confiance à ChatGPT et Grok pour un choix de matériaux. Du coup, l’équipe a développé Rozum, un moteur de raisonnement qui fait tourner plusieurs modèles d’IA en parallèle et vérifie leurs réponses avant de les livrer.

Une erreur qui a fait très mal

L’histoire commence chez Waterline Development, une entreprise californienne qui travaille sur la désalinisation de l’eau. L’équipe devait choisir entre deux types d’électrodes en carbone pour son procédé. Elle a demandé à ChatGPT et à Grok de l’aider à trancher. Les deux modèles ont recommandé le tissu de carbone. Sauf que ce choix était le mauvais : mauvaise conductivité, problèmes de rétention d’eau, durabilité insuffisante. Derek Bednarski, le fondateur (passé par Tesla pendant huit ans), résume la situation : les modèles se sont trompés avec aplomb, et ça leur a coûté quatre mois et 200 000 dollars.