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Robots humanoïdes – On attend vraiment qu’il y ait un mort ?

Je sais pas si vous vous intéressez un petit peu à la robotique, mais cette semaine il y a eu deux vidéos qui sont sorties et je voudrais réagir par rapport à ça.

La première, c’est lors d’une démonstration dans la rue d’un robot qui a un moment lève la jambe et éclate le ventre d’un enfant qui se trouvait à côté. Et la seconde c’est à Vivatech lors d’une chorégraphie débile où deux robots ont arraché des télés.

Trump veut couper Claude Fable 5 pour les étrangers – Anthropic coupe tout

Vendredi soir, vers 23h heure de Paris, Anthropic a reçu un courrier du gouvernement américain. Trois heures plus tard, ses deux modèles d’IA les plus avancés étaient hors ligne. Partout. Pour tout le monde.

Anthropic, c’est le concurrent direct d’OpenAI, la boîte derrière l’assistant Claude. Le 9 juin, elle lançait Claude Fable 5 et Claude Mythos 5, ses IA les plus puissantes à ce jour. Elles auront tenu trois jours.

Siri IA bloqué en Europe : Bruxelles renvoie Apple à ses responsabilités

La Commission européenne vient de couper l’herbe sous le pied d’Apple en affirmant que la décision de ne pas lancer le nouveau Siri dopé à l’intelligence artificielle dans l’Union est le choix d’Apple, et de personne d’autre.

La veille, Cupertino avait pourtant désigné un coupable tout trouvé, le DMA (Digital Markets Act, cette loi européenne qui force les géants du numérique à ouvrir leurs plateformes à la concurrence), en expliquant que cette réglementation l’empêchait de proposer son assistant repensé sur iPhone et iPad chez nous.

Let’s Encrypt – Les sanctions US s’invitent dans le contrat

Si vous êtes développeur en Iran, à Cuba ou en Corée du Nord, vous venez officiellement de perdre l’accès à Let’s Encrypt !

En effet, la version 1.7 du
Subscriber Agreement
publiée par l’ISRG (Internet Security Research Group), l’organisation derrière le service, est malheureusement entrée en vigueur le 4 juin dernier. Et sur les 8 pages du document, il n’y a qu’un seul ajout, mais il pèse trèèès lourd : section 3.1, un nouveau bullet point oblige maintenant chaque utilisateur à garantir qu’il “n’est pas localisé, organisé sous les lois de, ou résident dans un pays cible de sanctions américaines complètes“.

“Je capitule” – Matt Mullenweg est abattu

Matt Mullenweg vient de publier un billet anniversaire des 23 ans de WordPress, et ce qui devait ressembler à une célébration tient plus de l’appel au secours. Et j’avoue qu’à lecture, ça m’a mis un petit coup au moral… Parce que oui, le créateur de WordPress est épuisé à cause de 19 mois de guerre juridique…

Côté chiffres pourtant, le post commence très bien. WordPress 7 est sorti la semaine dernière, et en sept jours, 46% des installations sont déjà passées en 7.0 sans aucune casse. Du Raspberry Pi au site de la Maison Blanche, en passant par Korben.info, pas un wp-config.php à éditer à la main, pas un cron à relancer, pas un fichier .htaccess à toucher, TOUT A FONCTIONNÉ !!

Bambu Lab épinglé pour violation de licence open source depuis quatre ans

C’est la Software Freedom Conservancy (SFC), l’ONG américaine qui défend les licences libres, qui a sorti l’affaire. Bambu Lab, l’un des plus gros fabricants d’imprimantes 3D grand public du moment, viole l’AGPLv3 depuis environ quatre ans selon l’organisation. Pas qu’un peu donc.

Pour comprendre l’histoire, il faut savoir que Bambu Studio, le slicer maison de la marque (c’est le logiciel qui transforme un modèle 3D en instructions de découpage pour l’imprimante), est en réalité un dérivé de PrusaSlicer, lui-même basé sur Slic3r.

Au Royaume-Uni, les enfants contournent la vérification d’âge avec des fausses moustaches dessinées

Le Royaume-Uni a mis en place via l’Online Safety Act un système de vérification d’âge obligatoire sur les plateformes accessibles aux mineurs, avec contrôles biométriques à la clé pour estimer l’âge à partir d’un selfie.

Sur le papier, c’était la grande solution pour empêcher les ados d’accéder à TikTok, Instagram ou aux sites pour adultes. En pratique, c’est l’inverse : les enfants britanniques se passent les méthodes pour passer outre, et les méthodes en question sont parfois franchement drôls

Les Pays-Bas migrent leur code vers Forgejo et claquent la porte de GitHub

Le gouvernement néerlandais a ouvert sa propre instance Forgejo à l’adresse code.overheid.nl, hébergée sur les serveurs de l’État via SSC-ICT (le service informatique mutualisé du gouvernement).

L’idée dans cette démarche, c’est de regrouper tout le code source produit par les administrations sur une plateforme libre et hébergée localement, plutôt que de continuer à dépendre de GitHub (Microsoft) ou de GitLab dont les versions entreprise sont fermées.

Forgejo, c’est un fork de Gitea, lui-même fork de Gogs, et il est complètement libre sous licence GPLv3+. Pas d’édition entreprise propriétaire, pas de fonctionnalités payantes planquées derrière des plans premium.

Chrome installe en douce un modèle IA de 4 Go sur votre disque sans rien demander

Alexander Hanff, consultant, a remonté un truc pas net sur Chrome. La dernière version du navigateur télécharge en arrière-plan un modèle de langage local appelé Gemini Nano, qui pèse environ 4 Go, sans jamais demander la moindre permission à l’utilisateur.

Le fichier s’appelle weights.bin, il atterrit dans un dossier OptGuideOnDeviceModel quelque part dans votre profil Chrome, et il sert ensuite à des fonctions du genre “Help me write” ou détection de fraude.

Hadopi : le Conseil d’État éteint la riposte graduée après 17 ans

Fin de partie pour la riposte graduée. Le Conseil d’État a déclaré illégale, le 30 avril 2026, la phase la plus dure du dispositif anti-piratage Arcom, héritier de la Hadopi.

La décision s’applique immédiatement et décapite le système après 17 ans de chasse aux téléchargeurs sur les réseaux peer-to-peer. La Quadrature du Net, qui pilote le contentieux depuis 2019, a publié dans la foulée un bilan intitulé “Hadopi (2009-2026)”.

Concrètement, deux failles ont été retenues. La juridiction a constaté que le décret de 2010 n’oblige nulle part les opérateurs à stocker les adresses IP dans “un compartiment totalement isolé”, comme l’avait pourtant exigé la Cour de justice de l’Union européenne en avril 2024.