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Flottes d’entreprises et leasing : la stratégie jusqu’ici tenue secrète de Rebirth (Peugeot Cycles, Cowboy, Gitane)

Après son portefeuille de marques et ses projets d’usines, le groupe Rebirth cherche à construire un troisième pilier : deux réseaux de magasins, une marque dédiée au réemploi, une plateforme de vélos d’occasion et une société de financement encore inconnue du marché. Son président, Grégory Trebaol, nous a détaillé cette stratégie, qui passe par des services ouverts aux marques concurrentes.

« 150 000 à 200 000 unités par an » : usine de 29 000 m² et cadre de vélo injecté en trois minutes, l’ambitieux plan de réindustrialisation de Rebirth

Le groupe Rebirth, qui exploite Peugeot Cycles et détient Solex, Matra, Gitane, Lejeune, Easybike, Angell et Cowboy, va construire une nouvelle usine à Romilly-sur-Seine, dont la livraison est annoncée pour la fin 2027. Son président, Grégory Trebaol, nous a détaillé le calendrier du chantier, l’avenir du site normand de Saint-Lô et la technologie de cadre thermoplastique injecté sur laquelle il fonde une partie de son projet industriel.

Rebirth (Solex, Cowboy, Angell) menacé d’expulsion : « c’est clair : c’est terminé », Saint-Lô monte au créneau et dénonce une usine « qui ne sort pas de vélos »

Menacé d’expulsion de l’usine qu’il loue à Saint-Lô, le patron de Rebirth (Solex, Gitane, Angell, Cowboy), Grégory Trebaol, assure qu’aucune procédure n’est réellement engagée et remet sur la table un litige de TVA de 800 000 euros. Le président de Saint-Lô Agglo, Fabrice Lemazurier, dément et détaille, point par point, les raisons qui l’ont conduit à demander le départ du groupe.

Vélos électriques Angell : l’interminable bras de fer à plusieurs millions d’euros qui paralyse des milliers de clients

Repris par Rebirth à l’été 2025, Angell reste suspendu à une bataille de responsabilités entre SEB, Kickmaker et les différents acteurs de sa chaîne industrielle. Tandis que le repreneur affirme pousser pour une solution de remplacement, de nombreux clients réclament surtout un remboursement et dénoncent une attente devenue interminable. Entre vélos immobilisés, problèmes de connectivité et avenir incertain de la marque, le dossier Angell demeure enlisé dans un bras de fer où chacun attend de savoir qui paiera.

« Il y a un sentiment d’abandon » : le calvaire des clients des vélos électriques Angell après le rachat de Rebirth

Un an et demi après le rappel massif des vélos électriques Angell de première génération, de nombreux clients attendent toujours une solution concrète. Entre promesses considérées comme non tenues, démarches administratives et proposition de remplacement potentiellement payante, plusieurs propriétaires racontent à Frandroid leur sentiment d’abandon. Rebirth, repreneur d’Angell depuis l’été 2025, assure de son côté gérer un dossier industriel et judiciaire complexe, où les responsabilités de SEB et Kickmaker restent au cœur du blocage.

57 millions de passif, cadres brisés, procès : notre autopsie industrielle des vélos électriques Angell

Née avec l’ambition de réinventer le vélo électrique urbain connecté, Angell s’est retrouvée rattrapée par ses choix industriels, jusqu’au rappel massif de plus de 5 000 vélos de première génération fin 2024. Entre défauts de cadre, coûts d’indemnisation massifs et redressement judiciaire, la marque fondée autour de Zebra et Marc Simoncini a finalement été reprise par Rebirth à l’été 2025. Mais derrière cette reprise se joue encore une bataille complexe entre Rebirth, SEB et Kickmaker pour déterminer les responsabilités — et financer la solution promise aux clients qui se sentent aujourd’hui délaissés.