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NVIDIA négociait avec Anna’s Archive pour entraîner ses IA… et les emails ont fuité

Bon, celle-là elle est gratinée. NVIDIA, le géant des GPU, a directement contacté Anna’s Archive pour accéder à environ 500 To de livres piratés. Contacté, négocié, payé. Comme ça, tranquillou.

C’est une class action (dossier
n°1:26-cv-00002
au tribunal fédéral de New York, pour ceux qui veulent aller checker) qui a fait fuiter ces fameux emails internes. En gros, un membre de l’équipe “data strategy” de NVIDIA a négocié un accès haute vitesse aux collections piratées de la bibliothèque. Et le plus beau dans l’histoire c’est qu’Anna’s Archive les a PRÉVENUS que les données étaient illégales. Genre, texto : “Vous avez une autorisation interne pour ça ?“

EU Audit – Le scanner qui révèle la dépendance de votre site aux Etats-Unis

Vous savez combien de services américains vous utilisez sur votre site web utilise sans que vous ne le sachiez réellement ??? Aucun ? Bah et les Google Fonts pour la typo, Cloudflare pour le CDN, YouTube pour les vidéos embarquées, Google Analytics pour les stats et j’en passe des vertes et des pas mûres… ??? Faudrait pas les oublier !

Ainsi même si votre hébergement est chez O2Switch ou Scaleway en France, vos visiteurs peuvent envoyer des données aux USA sans que vous le réalisiez.

Régulation de l’IA – La Corée du Sud choisit les muscles plutôt que la peur

Pendant qu’on s’écharpe en Europe sur comment réglementer l’IA, la Corée du Sud vient de siffler la fin de la récré chez elle. Nos amis Coréen viennent en effet de pondre leur première loi qui encadre l’intelligence artificielle (l’AI Act coréen, pour les intimes) et ce qu’on peut dire, c’est que leur approche est très très différente de la nôtre, vous allez voir.

En fait, chez nous, avec l’AI Act européen, on régule principalement par le “risque d’usage”. Cela veut dire que si vous faites un outil pour du recrutement, de la santé ou du maintien de l’ordre, hop, vous tombez dans la catégorie “haut risque“, et cela peu importe que votre IA tourne sur un Raspberry Pi ou un supercalculateur.

X serre la vis de sa plateforme de nudification, mais pas trop fort quand même

Et encore un sujet qui me fout une colère noire et qui montre bien que chez certains, l’éthique c’est visiblement tombé dans les chiottes. Vous l’aurez deviné, je parle bien de Grok, l’IA d’Elon Musk, qui se retrouve une fois de plus sur le devant la scène.

Grâce à la magie de l’IA, ce chatbot permettait jusqu’à présent de générer des images de vraie personnes en tenues légères (bikinis, sous-vêtements…) voire complétement à poil à partir de simples photos. C’est ce qu’on appelle la “nudification” et c’est, disons-le clairement, une saloperie sans nom qui a été utilisée pour harceler des femmes, des jeunes filles et accessoirement faire zizir à tous les pédo nazis qui trainent sur X.

La France remet ça et ordonne aux VPNs de bloquer encore plus de sites pirates

Bon,
je vous en parlais déjà en mai dernier
, la justice française avait décidé de s’attaquer aux VPN pour lutter contre le piratage des matchs de foot. Et bien devinez quoi ? Ils ont remis le couvert, et cette fois c’est encore plus costaud !

Le 18 décembre dernier, le Tribunal judiciaire de Paris a rendu une nouvelle ordonnance à la demande de la Ligue de Football Professionnel et de sa branche commerciale. Du coup, les gros du secteur des tunnels chiffrés vont devoir obtempérer :
CyberGhost, ExpressVPN, NordVPN, ProtonVPN et Surfshark
sont tous dans le viseur. Hop, 5 services de confidentialité d’un coup qui se retrouvent obligés de jouer les censeurs !

L’IA détruit-elle nos institutions démocratiques ?

L’IA va-t-elle vraiment détruire nos institutions ?

Deux chercheurs de Boston University, Woodrow Hartzog et Jessica Silbey, viennent de
publier un papier académique
qui affirme que oui, et leur thèse tient en trois mécanismes :

  1. l’intelligence artificielle dégrade l’expertise humaine
  2. elle court-circuite les processus de décision
  3. et elle isole les individus.

Autant dire que ça envoie du lourd !

Mais est-ce vraiment le cas ? Je vous propose de regarder un peu ce qui se passe chez nous, en France et en Europe, depuis quelques mois, sans vous prendre la tête avec la théorie.

Matthew McConaughey™ brevette son visage

Quel grand philosophe du XXIe siècle considère que l’identité personnelle est le dernier rempart contre les algos ?

Hé oui, il s’agit bien de
Luciano Floridi
, qui défend depuis le milieu des années 2000 le concept de vie privée informationnelle. Pour lui, la vie privée n’est pas une question de secret, mais un droit fondamental à l’immunité personnelle contre les altérations non désirées de l’identité, qu’elles soient actives (vol, clonage, manipulation de données) ou passives (imposition d’informations que l’on n’a jamais choisies).

Cloudflare vs Italie – Le bras de fer sur le Piracy Shield ne fait que commencer

Alors que l’Italie pensait avoir trouvé l’arme ultime contre le piratage avec son fameux “Piracy Shield“, voici que voilà que Cloudflare vient de leur renvoyer une gifle mémorable. C’était prévisible et j’ai envie de dire tant mieux car je pense que la neutralité du net mérite mieux et je ne suis pas fan de l’idée de transformer des hébergeurs et autres prestataires techniques en garant de la moral a.k.a. en censeurs automatisés.

En finir avec l’enshittification en légalisant le reverse-engineering

Bon, je vais être direct : le reverse-engineering devrait être légal, point barre. Et tant mieux si quelqu’un d’aussi influent que Cory Doctorow le gueule dans
le Guardian !

Pour ceux qui débarquent, le reverse-engineering c’est le fait de désosser un logiciel ou un appareil pour comprendre comment il fonctionne. Pas pour le pirater, hein, mais pour réparer, améliorer ou simplement vérifier qu’on ne se fait pas arnaquer. Et c’est là que ça devient un peu compliqué, parce que dans plein de pays, c’est illégal.

Le NO FAKES Act veut réguler les deepfakes, mais c’est surtout l’open source qui va trinquer

Après le DMCA, après
la DADVSI
, après SOPA, après PIPA, après EARN IT… voici le NO FAKES Act ! Bref, un nouveau projet de loi américain pondu par des gens qui visiblement n’ont jamais lancé un git clone de leur vie.

Le texte (
S.1367, 119e Congrès
, introduit en avril 2025) part d’une intention louable qui est de protéger les gens contre les deepfakes non consentis. Vous savez, ces vidéos truquées où votre tête se retrouve sur un corps qui n’est pas le vôtre, de préférence à poil…