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macOS – Votre réseau TCP meurt au bout de 49 jours

49 jours, les amis, c’est la durée de vie d’un Mac avant que son réseau TCP ne s’effondre dans un silence assourdissant. Il suffit d’un overflow d’entier 32 bits dans le kernel XNU, une horloge interne qui se bloque, et hop, plus moyen d’ouvrir la moindre connexion. Le ping marche toujours, parce qu’ICMP se fout du TCP, mais pour le reste… c’est reboot obligatoire ou rien.

Pour savoir combien de temps il vous reste, tapez uptime dans le Terminal. Si votre Mac sous macOS Sequoia, Sonoma ou même Ventura tourne depuis plus de 7 semaines sans redémarrage, c’est le moment d’y remédier car le bug touche toutes les versions.

Des agents IA découvrent deux failles critiques dans le système d’impression de Linux et macOS

CUPS, le système d’impression utilisé par macOS et la plupart des distributions Linux, est touché par deux nouvelles vulnérabilités. Elles ont été trouvées par des agents d’intelligence artificielle, et permettent une exécution de code à distance.

Aucun correctif officiel n’est disponible pour le moment, et les preuves de concept sont déjà publiques. Les environnements professionnels sont les premiers concernés.

Quand l’IA fait le boulot des chercheurs en sécurité

C’est un ingénieur sécurité de SpaceX, Asim Manizada, qui a publié les détails de ces deux failles. Le plus surprenant, c’est qu’il ne les a pas trouvées tout seul. Il a utilisé des agents IA pour analyser le code de CUPS et débusquer les problèmes.

Un driver Linux contre les périphériques USB piégés

Vous vous souvenez de BadUSB ? Mais siiii, c’est ce truc dévoilé en 2014 à la Black Hat qui avait foutu la trouille à tout le monde. Ça montrait qu’un simple périphérique USB pouvait se faire passer pour un clavier et balancer des commandes à votre place. Hé bien depuis, les attaques se sont bien raffinées et c’est pourquoi un dev vient de proposer un module kernel Linux capable de détecter ces saloperies.

BlueHammer – Le zero-day Windows lâché par un chercheur en colère

Ce week-end, pendant qu’on se gavait d’oeufs de Pâques au Cadmium, un chercheur en sécu a balancé un zero-day Windows dans la nature… et tout ça d’après ce que j’ai compris, à cause de Microsoft qui l’a vraiment poussé à bout. L’exploit s’appelle BlueHammer et il permet à quiconque ayant un accès local sur une machine Windows 11 25H2 de passer SYSTEM. Et vous vous en doutez y’a toujours pas de patch.

Claude Code prend la fuite

60 Mo de source maps (ces fichiers qui permettent de remonter du code minifié à l’original) ont été oubliés dans un paquet npm. Et voilà comment Anthropic a involontairement balancé en public le code source complet de Claude Code, son outil à 2.5 milliards de dollars de revenus annuels.

Alors qu’est-ce qui s’est passé exactement ?

Hé bien hier, la version 2.1.88 du package @anthropic-ai/claude-code sur le registre npm embarquait un fichier .map de 59.8 Mo. Un truc normalement réservé au debug interne, sauf que ce fichier .map contenait les pointeurs vers les 1 900 fichiers TypeScript originaux, en clair. Chaofan Shou, un développeur chez Solayer Labs, a alors repéré la boulette et l’a partagée sur X. Le temps qu’Anthropic réagisse, le code était déjà mirroré partout sur GitHub, avec 41 500+ forks en quelques heures. Autant dire que le dentifrice ne rentrera pas dans le tube !

Axios, l’une des bibliothèques les plus populaires de npm, piratée pour installer un cheval de Troie

La bibliothèque JavaScript Axios, téléchargée plus de 100 millions de fois par semaine, a été compromise. Un attaquant a détourné le compte du mainteneur principal pour y glisser un malware multiplateforme qui vise aussi bien macOS que Windows et Linux.

Un compte piraté, deux versions vérolées

Tout est parti du compte npm de jasonsaayman, le mainteneur principal d’Axios. L’attaquant a réussi à prendre le contrôle du compte, a changé l’adresse mail vers un ProtonMail anonyme, et a publié deux versions malveillantes : axios 1.14.1 et axios 0.30.4.

ShadowPrompt – N’importe quel site pouvait abuser votre extension Claude

Une faille découverte dans l’extension Chrome de Claude permettait à n’importe quel site web d’injecter silencieusement des prompts dans votre assistant IA. Pas besoin de cliquer, pas besoin de permission… non, fallait juste visiter une page web et c’était réglé. Le chercheur Oren Yomtov de
Koi Security
à l’origine de cette découverte, a baptisé ça “ShadowPrompt” et vous allez voir, c’est dingue.

En fait, cette attaque enchaînait deux failles. La première, c’est que l’extension acceptait les messages de n’importe quel sous-domaine en *.claude.ai, car Anthropic avait mis en place un allowlist trop permissif. Sauf qu’Arkose Labs, le fournisseur de CAPTCHA, hébergeait un composant sur a-cdn.claude.ai et malheureusement, ce composant contenait une jolie faille XSS bien classique. Celui-ci acceptait les postMessage sans vérifier l’origine, et le texte reçu était ainsi injectable via un
dangerouslySetInnerHTML
. Donc y’a bien ZERO validation côté client. Ouééééé !

Le piratage par IA n’a plus besoin de malware : une simple doc suffit

Une nouvelle méthode d’attaque cible les IA de développement comme Copilot. En publiant de la documentation empoisonnée, des hackers trompent les modèles pour qu’ils recommandent des bibliothèques malveillantes. Cette menace invisible pour la sécurité est indétectable par les outils classiques.

Le concept est d’une simplicité désarmante. Plus besoin d’injecter du code malicieux dans un dépôt GitHub ou de trouver une faille zero-day complexe. Il suffit désormais de publier de la documentation technique faussée sur des forums, des wikis ou des fichiers README publics. Ces textes, une fois ingérés par les grands modèles de langage (LLM), deviennent une source de vérité pour l’IA qui assiste les développeurs au quotidien.

Reverse-SynthID – Le filigrane de Gemini mis à nu

SynthID, le filigrane invisible que Google injecte dans chaque image Gemini, c’était censé être incassable. Sauf qu’un dev a eu l’idée toute bête de générer des images noires et blanches avec Gemini, puis de regarder ce qui restait dans le domaine fréquentiel. Et là, surprise… le watermark est apparu en clair avec toutes ses fréquences porteuses !

Le projet
reverse-SynthID
documente le truc de A à Z où on comprend en gros, que le marquage IA de Google fonctionne en injectant de l’énergie à des fréquences bien précises dans le spectre de l’image via une
transformation de Fourier
. Le chercheur a identifié 6 fréquences porteuses principales, toutes avec une cohérence de phase supérieure à 99,9% et la blague, c’est que ce pattern est fixe. Donc pas de message unique par image, pas de clé qui change… c’est juste la même empreinte spectrale sur toutes les images sorties du modèle Gemini.

Plus de 1 000 environnements cloud infectés après une attaque sur le scanner Trivy

Un groupe de pirates a compromis Trivy, un scanner de vulnérabilités open source très utilisé dans les pipelines de développement. Résultat : plus de 1 000 environnements SaaS infectés par un malware qui vole des clés API, des identifiants cloud et des tokens GitHub.

Un scanner de sécurité devenu vecteur d’attaque

Trivy est un outil open source maintenu par Aqua Security. Il sert à détecter des failles, des mauvaises configurations et des secrets exposés dans du code, et il est intégré dans les chaînes de déploiement continu (CI/CD) d’un très grand nombre d’entreprises. Le groupe TeamPCP a réussi à compromettre la version 0.69.4 de Trivy en exploitant une mauvaise configuration dans le composant GitHub Action du projet.