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Mouse : P.I. for Hire

Il existe trois grandes lois du jeu indé. Un : un jeu dont la com’ a reposé entièrement sur son style graphique ne brillera pas par son gameplay. Deux : le premier jeu dont la date de lancement a été repoussée plusieurs fois sortira à moitié pété. Trois : un jeu surfant sur un genre jadis à la mode mais débarquant trois ans après la bataille n’apportera pas grand-chose de neuf. Contre toute attente, Mouse : P.I. for Hire a réussi à toutes les faire mentir.

Tides of Tomorow

Voilà un test agaçant. Un jeu novateur, ambitieux, bien réalisé, français qui plus est, et – typiquement – le genre de projet qui nous fait frétiller du croupion. Finalement, on en sort un peu frustré, pas entièrement convaincu, tout en ayant envie de louer le courage du studio Digixart (Road 96) et de dire à tous ses petits camarades : « Voilà ! Faites comme lui. C’est pas toujours dingo, mais c’est la bonne attitude ! »

Shapez 2

L’autre nuit, j’ai fait un rêve. Je me suis endormi apaisé, en rêvant d’un jeu de tapis roulant simple à prendre en main, relaxant et beau comme un camion. J’ai rêvé du jeu d’usinage le plus doux de tous les temps. Puis je me suis réveillé en sursaut, le dos trempé de sueur contre le dossier de mon siège. En fait, je m’étais juste assoupi après avoir passé la nuit sur Shapez 2.

Forza Horizon 6

Avec des épisodes qui sont désormais espacés de plusieurs années (le précédent date de 2021), la série des Forza Horizon bénéficie de cette aura événementielle, presque comme les Jeux olympiques, l’Exposition universelle, ou ce gros festival musical auquel on ne peut raisonnablement se permettre d’aller qu’une fois tous les cinq à dix ans.

Mixtape

Il y a des jeux qui vous cueillent en l’espace de quelques minutes, et pour moi, Mixtape a été de ceux-là. C’est sans doute grâce à son style d’animation léché qui rappelle irrésistiblement les derniers Spider-Verse, à moins que ce ne soit grâce à ses trois protagonistes attachants qui vivent les derniers jours de leur adolescence. Ou peut-être que c’est grâce à son introduction, qui nous fait zigzaguer en skate entre des voitures qui foncent à toute blinde sur les collines d’une petite ville américaine, alors que le morceau « That’s Good » de Devo résonne dans le casque de notre héroïne. En réalité, je pense que si Mixtape a le pouvoir de frapper autant en plein cœur, c’est grâce à un peu de tout ça.

Screamer

Avant de lancer ce reboot, je ne connaissais rien de la licence Screamer, initiée par le développeur Milestone en 1995, quand ce dernier s’appelait encore Graffiti. Le titre originel est considéré par beaucoup comme l’un, sinon LE meilleur jeu de course arcade sur MS-DOS. Mais force est de constater que cette tentative de revival n’est pas aussi accessible que je ne l’espérais.

Titanium Court

Un jour, il faudra qu’on s’attarde sur le NYU Game Center. Ce département de game design de l’université de New York fondé par Frank Lantz (Universal Paperclips, Q-UP) emploie, entre autres, Bennett Foddy (Getting Over It, Baby Steps) en tant qu’enseignant et a formé des gens très bien, comme Gabe Cuzzillo (Ape Out, Baby Steps également) ou Jenny Jiao Hsia (Consume Me). En attendant, arrêtons-nous sur Alec Thomson, autre diplômé de cette formation prolifique, qui soumet un indescriptible Titanium Court.