On l’appelle « friendslop » – littéralement de la « soupe entre potes ». C’est moche, c’est pété de partout, ça coûte le prix d’un ticket de métro à produire et ça rend les joueurs plus accros qu’un trader à la caféine. Derrière ce terme peu ragoûtant se cache peut-être la plus grande bouffée d’air frais du secteur depuis l’invention du double-clic. Et si le salut de l’industrie passait par un retour salvateur au jeu de garage ?
Un genre vite fait, des jeux qui s’écoulent à des millions d’exemplaires, l’envie du public de s’éloigner du multi compétitif pour retrouver une coopération plus festive, le risque de ne plus se retrouver dans la mêlée existe. Heureusement, Canard PC vous propose une petite sélection d’immanquables pour sortir des poids-lourds du genre que sont Peak, Lethal Company, RV There Yet ? ou R.E.P.O.
Tous les mois, la rédaction vous fait profiter de sa culture éclectique et douteuse. Cette fois, on vous propose un documentaire sur l’âge d’or de la libre antenne, une comédie horrifique sur deux collègues échoués sur une île déserte et une charmante série policière des années 2000.
Avant de lancer ce reboot, je ne connaissais rien de la licence Screamer, initiée par le développeur Milestone en 1995, quand ce dernier s’appelait encore Graffiti. Le titre originel est considéré par beaucoup comme l’un, sinon LE meilleur jeu de course arcade sur MS-DOS. Mais force est de constater que cette tentative de revival n’est pas aussi accessible que je ne l’espérais.
Je ne sais pas si c’est mon esprit de contradiction ou mon envie de me sentir spéciale, mais j’ai toujours eu un faible pour les underdogs, les outsiders, ceux contre qui tout le monde parie et qui restent dans l’ombre des grands, mais qui persistent envers et contre tout.
On évoque souvent Gengis Khan et ses descendants pour décrire la façon qu’ils avaient de raser des villes entières dans leurs conquêtes. Mais le fondateur de l’Empire mongol avait aussi sa part de lumière, lui qui mit en place un système postal efficace.
Personne n’y croyait, sauf moi. Tous pensaient que ce mini GTA-like, qui ne voulait pas être comparé à GTA, se planterait. Moi, j’avais vu cette envie de faire un scope plus réduit, cette ville insalubre pleine de violence et le potentiel énorme d’un titre visant clairement la série B. Résultat ? Ben mon radar est cassé, tout le monde avait raison et c’est tout nul.
Ah oui, Thief : The Dark Project, je me souviens ! C’était en 1998, Lionel Jospin était Premier ministre (on ne t’oubliera jamais, Lionel) et on pouvait balancer des flèches d’eau sur les torches pour les éteindre ! Ce fut certainement le premier grand jeu d’infiltration du PC.