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Got Five

Au premier regard, Got Five ressemble à un jeu qu’on offrirait à un neveu pour l’occuper pendant un trajet en train. C’est coloré, c’est rond, et les petits jetons brillent comme des sucettes. Mais ne vous fiez pas à cette bouille sympathique de jouet des années 1980 ; sous le capot, c’est une petite machine à calculer qui va vous essorer le cerveau avec une efficacité redoutable.

Call of the Elder Gods

Il y a trois ans, les bougres d’Out of the Blue nous balançaient Call of the Sea, une gentille carte postale tropicale mâtinée de tentacules discrets et de méninges en surchauffe qui prouvait qu’on pouvait faire un bon « Call of ». Changement d’ambiance, mais pas de philosophie pour cette suite intitulée Call of the Elder Gods.

Forbidden Solitaire

Imaginez un jeu de solitaire sur ordinateur, si horrible qu’il pourrait pousser le joueur à se tuer. C’est sur ce pitch, en apparence absurde (tout le monde sait que, des deux jeux fournis avec Windows, ce n’est pas le solitaire mais le démineur qui donne envie de se flinguer), que repose Forbidden Solitaire. Mais c’est justement cette absurdité qui explique sa réussite.

Subnautica 2

Après les turbulences, les spéculations contractuelles et les bruits de couloir compliqués entre le studio Unknown Worlds et son éditeur Krafton, l’accès anticipé de Subnautica 2 est enfin disponible. C’est l’heure de vérité. Si l’ambiance en coulisses a pu être délétère durant le développement, force est de constater qu’une fois le masque de plongée ajusté, le titre balaie d’un revers de palme un bon paquet d’inquiétudes. Le studio n’a pas perdu son cap, et ce second opus se jette à l’eau avec une assurance remarquable.

s&box

Le Garry’s Mod, c’est toute mon adolescence. Son incroyable moteur physique, ses possibilités de création infinies et ses serveurs roleplay à trois heures du matin. Je n’ai rien oublié. Alors quand on me vend s&box comme le successeur spirituel du GMod, j’ai des papillons dans le bas-ventre. Grave erreur.

Directive 8020

Si j’aime vraiment beaucoup les standalone de Supermassive Games (Until Dawn, The Quarry), j’ai beaucoup plus de mal avec leur série « Dark Pictures Anthology », qui présente des épisodes un peu plus courts, des personnages auxquels on a tout juste le temps de s’attacher (ou au contraire, qu’on ne nous laisse pas assez le temps de détester) et des concepts prometteurs mais à peine effleurés. Directive 8020 est bel et bien un jeu Dark Pictures, mais c’est de loin celui qui ressemble le plus à un standalone.

Mouse : P.I. for Hire

Il existe trois grandes lois du jeu indé. Un : un jeu dont la com’ a reposé entièrement sur son style graphique ne brillera pas par son gameplay. Deux : le premier jeu dont la date de lancement a été repoussée plusieurs fois sortira à moitié pété. Trois : un jeu surfant sur un genre jadis à la mode mais débarquant trois ans après la bataille n’apportera pas grand-chose de neuf. Contre toute attente, Mouse : P.I. for Hire a réussi à toutes les faire mentir.

Tides of Tomorow

Voilà un test agaçant. Un jeu novateur, ambitieux, bien réalisé, français qui plus est, et – typiquement – le genre de projet qui nous fait frétiller du croupion. Finalement, on en sort un peu frustré, pas entièrement convaincu, tout en ayant envie de louer le courage du studio Digixart (Road 96) et de dire à tous ses petits camarades : « Voilà ! Faites comme lui. C’est pas toujours dingo, mais c’est la bonne attitude ! »