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Beam Universe Splitter – Le hasard quantique fait maison

David Noel Ng, un chercheur installé à Munich, en avait marre du pile ou face et des tirages de dés truqués par les ordinateurs, alors il a construit une machine qui pose directement la question à l’univers. Son engin, le Beam Universe Splitter, fabrique alors du hasard pur en laissant une particule de lumière choisir à votre place. Et la réponse n’est pas 42 ! ^^

Le principe c’est qu’un photon, un simple grain de lumière, fonce vers un miroir semi-réfléchissant. Au moment où il y parvient, il a alors 2 possibilité : Soit il le traverse, soit il rebondit. Et dans l’état actuel de la science, absolument rien au monde ne permet d’anticiper ce qu’il fera. Un détecteur attend bien sûr de chaque côté… Si c’est le premier qui capte le photon, ça donnera un 0 et si c’est le second, ça donnera un 1. C’est la nature qui tranche, sans algorithme.

Un disque ressuscite le CD+G, ce format graphique oublié des CD audio

Sur un disque audio classique, il restait depuis toujours quelques canaux de données inutilisés, glissés juste à côté des informations qui affichent le numéro de piste ou le temps écoulé, et c’est précisément dans ces recoins que Philips et Sony avaient logé en 1985 le CD+G, une extension capable d’afficher des images en 288 sur 192 pixels avec une maigre palette de 16 couleurs.

Vous l’avez forcément croisé sans le savoir, puisque ce format a surtout servi à faire défiler les paroles synchronisées sur les machines de karaoké pendant des décennies, avant de tomber dans l’oubli, à mesure que le CD physique déclinait.

Snake sur un switch Ubiquiti – Parfaitement inutile, donc génial

Si vous cherchez la définition exacte du mot bidouille, la voilà : Prendre un switch réseau à plusieurs centaines d’euros et s’en servir pour jouer à Snake.

C’est en tout cas comme cela qu’Adam Jezek voit les choses puisqu’il a eu l’idée de détourner les LEDs RGB des switches Ubiquiti pour y faire ramper le serpent de votre vieux Nokia 3310.

Son
code traîne sur GitHub
depuis plus de deux ans, et il vient de refaire surface grâce à une
vidéo de Julien Metayer
qui tourne en ce moment sur LinkedIn et que je vous partage ici :

Le i-Buddy de MSN Messenger ressuscité

Le i-Buddy de MSN Messenger ressuscité en accessoire USB

Pendant que des nostalgiques s’acharnent depuis des années à ranimer MSN Messenger, la messagerie instantanée de Microsoft débranchée pour de bon depuis longtemps, l’un d’eux connu sous le pseudo Rayly Retro a poussé l’exercice jusqu’à exhumer l’accessoire le plus improbable de cette période, un i-Buddy resté neuf dans sa boîte qu’il a rebranché à un PC tournant fièrement sous Windows 7 pour le voir clignoter.

Une machine à glaçons de cuisine pour refroidir votre carte graphique ?

22°C en plein Cyberpunk 2077. C’est la température qu’a relevée le YouTubeur TrashBench sur sa RTX 3060, une carte graphique milieu de gamme de Nvidia comme on en trouve dans énormément de PC de joueurs, après l’avoir branchée sur une machine à glaçons de comptoir.

Oui oui, on parle bien de l’appareil qui produit des glaçons sur votre plan de travail.

Avec son ventirad d’origine, cette carte tournait autour de 60°C en charge, avec un point chaud (le hotspot, l’endroit le plus brûlant de la puce) qui montait à 75°C. Une fois reliée au montage maison, elle affichait 22 à 23°C après un quart d’heure de jeu, point chaud retombé à 34°C. Une baisse d’environ 62%.

Doom tourne désormais sur un bracelet Xiaomi Mi Band 10

Il y a des gens qui se détendent en regardant une petite série. Aaron Christophel, lui, se détend en désossant des bracelets connectés Xiaomi pour leur faire cracher du code qu’aucun ingénieur de la marque n’avait prévu.

Ce bidouilleur allemand, plus connu sous le pseudo atc1441, vient de s’attaquer au Mi Band 10, et il en a tiré ce que la communauté du hack matériel considère comme le sacre suprême depuis trente ans: un portage de Doom, le jeu de tir sorti en 1993.

Une ampoule connectée transformée en bibliothèque clandestine de livres interdits

Aux États-Unis, la guerre contre les livres ne se joue plus seulement dans les conseils d’administration des écoles, mais désormais aussi à l’intérieur d’une ampoule connectée vissée au plafond.

La performance est signée
Rick Osgood
, un bidouilleur qui a transformé un objet du quotidien le plus banal qui soit en cachette numérique pour des ouvrages bannis des établissements scolaires, et l’idée a quelque chose de réjouissant.

Ces dernières années, des milliers de titres ont été retirés des rayons des écoles publiques américaines sous la pression de groupes conservateurs, le plus souvent des romans qui évoquent le racisme, l’identité de genre ou la sexualité. L’association PEN America, qui défend la liberté d’expression, tient le décompte de cette vague de censure qui ne faiblit pas.

Un mini radar à avions open source à poser sur son bureau

Un petit boîtier rond, un écran circulaire de 240 pixels de côté, et une seule chose affichée dessus : les avions qui passent au-dessus de votre tête en temps réel. C’est Micro Radar, un projet open source signé Anthony Sturdy, un développeur basé à Londres qui l’a bricolé comme cadeau de mariage pour un ami passionné d’aviation.

L’objet tient dans la paume de la main. Au cœur du montage, un module ESP32-C3, une puce minuscule à WiFi intégré qu’on trouve pour quelques euros, soudée d’usine à un écran rond IPS de 1,28 pouce piloté par un contrôleur GC9A01. Pas besoin de toucher au fer pour relier des fils, tout est déjà connecté.

Une veste qui fabrique de l’eau potable à partir de l’air, comme dans Dune

Des ingénieurs de l’université du Texas à Austin ont mis au point un vêtement qui tire de l’eau potable directement de l’air ambiant, sans réservoir à remplir ni source à proximité, simplement grâce au tissu dont il est fait. Le travail, mené par Guihua Yu et son équipe de la Cockrell School of Engineering, avec le chimiste Keith Johnston du département de génie chimique McKetta et l’auteur principal Weixin Guan, vient d’être publié dans la revue scientifique Science Advances.

CrankGPT : l’IA à manivelle qui se mérite à la force des bras

CrankGPT vous connaissez ? Elle fait tourner un assistant vocal complet, reconnaissance de la voix comprise, sans prise murale, sans batterie et sans serveur distant, et pour l’alimenter vous tournez une manivelle dont la résistance grimpe quand le modèle réfléchit.

Derrière, deux anciens de Google. Katrin Tomanek, informaticienne, et Alex Kauffmann, passé par le laboratoire ATAP, la division des projets un peu fous. Ils ont monté Squeez Labs ensemble.

Leur conviction tient en une phrase : des modèles d’IA minuscules, privés et spécialisés suffisent pour une bonne partie de nos usages, sans datacenter ni abonnement, à condition d’accepter du matériel modeste.