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Des mini-cerveaux cultivés en labo ont appris à résoudre un problème d’ingénierie

Des chercheurs de l’université de Californie à Santa Cruz ont réussi à entraîner des organoïdes cérébraux de souris pour qu’ils résolvent le problème du cart-pole, un test classique en intelligence artificielle. Les résultats sont prometteurs, mais ces petits cerveaux ont un gros défaut : ils oublient à chaque pause (un peu comme moi au collège).

Le cart-pole, un classique de l’IA confié à des neurones vivants

Le cart-pole, c’est un exercice bien connu en robotique et en IA : il faut maintenir un pendule en équilibre vertical sur un chariot mobile, un peu comme quand vous essayez de tenir un stylo debout sur le bout du doigt. En général, ce sont plutôt des algorithmes qui gèrent ce genre de tâches. Mais pour cette expérimentation, les équipes en charge du projet ont vouluvoir si des neurones purement biologiques pouvaient eux aussi s’en sortir.

Le SETI a peut-être compris pourquoi on ne capte pas de signaux extraterrestres

Des chercheurs du SETI Institute viennent de publier une étude qui pourrait expliquer pourquoi, après des décennies d’écoute, on n’a toujours capté aucun signal radio d’origine extraterrestre. La météo spatiale autour des étoiles brouillerait les transmissions avant même qu’elles ne quittent leur système d’origine. Et 75 % des étoiles de la Voie lactée seraient concernées. Zut alors.

La météo spatiale brouille les pistes

L’étude, publiée dans The Astrophysical Journal, part d’un constat assez simple : les programmes SETI cherchent des signaux radio très étroits, parce que ce type de transmission ne se produit quasiment jamais dans la nature. Un signal bien net, bien fin, c’est le signe qu’il y a quelqu’un derrière.

Un implant oculaire sans fil permet à des patients aveugles de lire à nouveau

Des chercheurs ont réussi à restaurer une vision fonctionnelle chez des patients atteints de DMLA avancée grâce à une puce sans fil de 2 mm glissée sous la rétine. Lors de l’essai clinique PRIMAvera mené dans 5 pays européens, 81 % des participants ont retrouvé la capacité de lire des lettres et des mots. Pas mal !

Un implant de 2 mm qui remplace les photorécepteurs

Le système s’appelle PRIMA et il a été conçu par Daniel Palanker, professeur d’ophtalmologie à Stanford. Le principe : une puce photovoltaïque de 2 mm sur 2 mm, épaisse de 30 microns (oui c’est très fin, la moitié d’un cheveu), qui se glisse sous la rétine à l’endroit où les photorécepteurs ont cessé de fonctionner. Le patient porte des lunettes équipées d’une caméra miniature qui capte les images, les traite via un algorithme (zoom jusqu’à x12, réglage du contraste) puis les projette sur l’implant en lumière infrarouge. La puce convertit cette lumière en impulsions électriques qui stimulent les neurones rétiniens encore actifs. Le cerveau fait le reste. Pour l’instant, la vision restituée est en noir et blanc, mais elle suffit pour lire des lettres, des chiffres et des mots courts.

AntScan : ils utilisent un accélérateur de particules pour scanner 2 000 fourmis

Des chercheurs ont utilisé un accélérateur de particules du Karlsruhe Institute of Technology pour scanner 2 200 fourmis de 800 espèces différentes en quelques jours. Le résultat : des modèles 3D d’une précision au micromètre, qui révèlent muscles, systèmes nerveux et dards. Le tout est accessible gratuitement en ligne sur le portail
antscan.info
, depuis n’importe quel ordinateur.

Un synchrotron pour radiographier des fourmis

Le projet AntScan est né d’une collaboration entre Evan Economo, entomologiste à l’université du Maryland, et Thomas van de Kamp, physicien au Karlsruhe Institute of Technology en Allemagne. L’idée : utiliser le synchrotron du KIT, un accélérateur de particules qui produit un faisceau de rayons X très intense, pour scanner des fourmis en micro-tomographie.

Thales sécurise les cartes SIM 5G contre la menace quantique, et c’est une première

Thales vient de réaliser une première mondiale en démontrant qu’il est possible de mettre à jour la protection cryptographique des cartes SIM et eSIM 5G déjà en circulation, à distance et sans couper la connexion. De quoi préparer dès maintenant les réseaux mobiles à la menace des futurs ordinateurs quantiques, et ce sans avoir à remplacer physiquement les cartes.

Une mise à jour silencieuse, et c’est tout

Thales a donc montré qu’on peut télécharger de nouveaux algorithmes cryptographiques directement sur une carte SIM ou eSIM 5G, sans que l’utilisateur n’ait quoi que ce soit à faire. La mise à jour se lance en arrière-plan, un peu comme un update logiciel classique, sauf que c’est la carte SIM elle-même qui reçoit une nouvelle couche de protection (et vous n’avez même pas à cliquer sur « installer plus tard »). Le service n’est pas interrompu, les données sont préservées, et la connexion continue de fonctionner normalement. Bref, c’est totalement transparent.

Cortical Labs CL1 – Des neurones humains jouent à Doom

Cortical Labs avait déjà fait jouer ses neurones à Pong. Du coup, forcément, fallait que ça leur monte à la tête… car cette fois, ils ont lâché environ 200 000 cellules cérébrales humaines sur Doom, et en moins d’une semaine, elles ont appris à y jouer !

Pour ceux qui auraient loupé l’épisode précédent,
le CL1 c’est un bioordinateur
avec environ 800 000 neurones humains cultivés sur une puce (dont ~200 000 utilisés ici). J’en avais parlé à son lancement, quand les neurones se contentaient de faire des parties de Pong (ce qui était déjà pas mal pour des cellules dans une boîte de Petri). Mais bon, Pong c’est sympa 5 minutes… mais l’équipe de Cortical Labs a visé plus haut !

Jeux vidéo et violence – Spoiler, c’est du pipeau

Les jeux vidéo rendent violent. Sérieusement ? En fucking 2026, y’a encore des gens pour sortir ça à table le dimanche ou piiiire en public sur le net ?

Aaaaannnh, c’est la honte quand même de dire ça, prem deug. C’est un peu comme ceux qui pensaient que le rock rendait sataniste ou que la BD poussait au crime dans les années 50. À chaque génération, les mêmes paniques… et à chaque fois, la science finit par leur donner tort, ce qui nous permet de nous foutre de leur gueule.

AstroClick – Le système solaire en voxel dans votre navigateur

AstroClick, c’est un simulateur interactif du système solaire en 3D, 100% gratuit et open source, qui tourne dans le navigateur. Ce projet a été développé par Charlie, un lecteur du blog (merci !), et perso je trouve que ça mérite un petit coup de projecteur.

AstroClick, le système solaire en cubes

C’est prouvé : Le vibe coding va tuer l’open source

Une équipe de chercheurs en économie vient de poser des maths sur un truc que pas mal de devs sentaient venir… Le vibe coding serait en train de tuer l’open source. Pas au sens figuré, hein. Au sens “les mainteneurs ne pourront bientôt plus payer leurs factures“. J’ai parcouru le papier ce midi, et je pense que ça va vous choquer…

En gros,
le document
modélise ce qui se passe quand des millions de devs arrêtent d’aller sur Stack Overflow et de lire la doc officielle pour plutôt demander à Claude, Copilot, Cursor ou Windsurf de tout faire à leur place. En fait, à cause de ces nouvelles habitudes, les projets open source qui vivaient de la pub sur leur site, des sponsors attirés par le trafic, ou de la visibilité communautaire… perdent tout. Le trafic baisse, les dons baissent, les revenus baissent.

Une IA déterre 1400 objets inconnus dans les archives de Hubble

Hubble qui bosse comme un petit fifou depuis 35 ans (il a été lancé en 1990, ça ne nous rajeunit pas !) et dont on pensait avoir fait le tour du proprio, a visiblement encore un sacré paquet de trucs à nous apprendre, notamment dans ses archives au sol.

Faut quand même savoir que depuis toutes ces années, il a pris une quantité astronomique (c’est le cas de le dire, roh roh !) de photos, constituant ainsi un dataset de près de 99,6 millions de vignettes (des “image cutouts”) stockées dans le Hubble Legacy Archive. Ces archives attendait depuis sagement qu’on vienne leur gratter un peu la poussière…