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Le DNS souverain européen DNS4EU forcé par la justice française de bloquer des sites pirates

Coup dur pour DNS4EU. Le résolveur DNS public co-financé par la Commission européenne, présenté il y a moins d’un an comme l’alternative souveraine à Google et Cloudflare, doit désormais bloquer une trentaine de domaines de streaming pirate, sur ordre du tribunal judiciaire de Paris.

La décision date du 17 avril, après deux ordonnances réclamées par Canal+ et restées sans réponse côté défense.

Concrètement, l’ordonnance vise 37 domaines au total, répartis entre 16 sites qui diffusaient illégalement le MotoGP et 21 autres qui faisaient pareil avec la Formule 1. On y retrouve des grands classiques de l’IPTV pirate comme daddylive3.com, iptvsupra.com ou king365tv.me.

Un soldat des forces spéciales ayant participé à la capture de Maduro arrêté pour avoir parié sur l’opération sur Polymarket

Le sergent-chef Gannon Van Dyke, 38 ans, stationné à Fort Bragg, a été arrêté et inculpé pour avoir empoché quelques 410 000 dollars de gains sur Polymarket en misant sur la chute de Nicolás Maduro, alors même qu’il participait à l’opération qui l’a capturé.

L’information vient du département de la Justice américain, relayée hier par CNN. Le procureur Jay Clayton, qui pilote le dossier à New York, a déclaré que ceux à qui on confie les secrets de la nation ont le devoir de les protéger.

Loi séparatisme – Le blocage sans juge gagne du terrain

Mis à part son auteur, y’a un truc qui sent pas bon dans l’avant-projet de loi de Laurent Nuñez sur le séparatisme et l’entrisme. Au milieu des mesures sur la dissolution d’assos et l’interdiction d’ouvrages, le texte prévoit en effet d’étendre fortement les pouvoirs de blocage administratif des sites web en France. Et quand je dis “administratif”, ça veut dire sans juge.

Bah ouais, ça servirait à quoi alors qu’il suffit d’un bon vieux coup de tampon de l’administration, et votre site peut disparaître de l’internet français.

Linux commence à retirer le support des processeurs russes Baikal

Le noyau Linux est en train de retirer le support matériel des processeurs Baikal, fabriqués par Baikal Electronics en Russie. Pas juste les mainteneurs cette fois, le code lui-même. Les drivers et le support de la plateforme MIPS Baikal-T1 sont en cours de suppression dans les sources du noyau, après des années de tensions autour des sanctions internationales.

Pour remettre en contexte, le support du Baikal-T1 (un CPU MIPS double coeur P5600 cadencé à 1,2 GHz) et du SoC BE-T1000 avait été intégré au noyau Linux à partir de la branche 5.8. Baikal Electronics travaille sur des processeurs domestiques russes, en MIPS et en ARM, pensés pour réduire la dépendance de la Russie aux puces étrangères.

Stop Killing Games pousse une loi californienne contre les jeux tués par leurs éditeurs

Le mouvement Stop Killing Games a officialisé son soutien à la Protect Our Games Act, un projet de loi californien qu’il a contribué à rédiger avec le député américain Chris Ward.

Le texte a été déposé sous la référence AB-1921 (“Digital games: ordinary use”), et il cible directement un des points douloureux du jeu vidéo moderne, les titres serveur-dépendants qui deviennent inutilisables quand l’éditeur décide de débrancher les serveurs.

La logique du texte est simple. Pour un jeu connecté vendu en Californie, l’éditeur aura deux options en fin de vie. Soit il remplace le jeu par une alternative comparable, sans coût supplémentaire pour le client.

Parier sur la météo, le nouveau business qui inquiète les climatologues

Plus de 230 millions de dollars. C’est ce qui a été misé sur le climat et la météo via Kalshi depuis juillet 2021, dont plus de la moitié rien que sur les neuf premiers mois de 2025.

La plateforme américaine de marchés de prédiction laisse ses utilisateurs acheter des contrats “oui” ou “non” sur la température de demain à Chicago, le passage d’un ouragan sur la Floride, ou encore la probabilité que la planète franchisse les 2°C avant 2050.

xAI attaque le Colorado en justice pour bloquer sa loi anti-discrimination sur l’IA

xAI vient de déposer plainte devant un tribunal fédéral du Colorado pour faire annuler le SB 24-205, une loi qui doit entrer en vigueur le 30 juin prochain. Ce texte impose aux développeurs de systèmes d’IA “à haut risque” de mettre en place des garde-fous contre les discriminations algorithmiques.

Sont concernés les outils utilisés pour prendre des décisions dans l’emploi, le logement, l’éducation, la santé et les services financiers. En clair, si votre IA aide à trier des CV ou à accorder un prêt, elle doit prouver qu’elle ne discrimine personne.

Loi Sûre – Le FNAEG veut puiser dans l’ADN récréatif américain

Gérald Darmanin veut que la France aille puiser dans les ADN stockés chez les sociétés américaines de tests récréatifs pour faire tourner le FNAEG. Rien que ça !! Ces tests sont pourtant interdits dans l’Hexagone depuis belle lurette, et la fiabilité de ces boîtes est tellement douteuse qu’elles ont déjà validé des échantillons d’ADN de chien comme des résultats humains parfaitement cohérents. Franchement, y a de quoi hurler.

Bienvenue dans la
Loi Sûre
!

La Corée du Sud impose un accès mobile universel à ses opérateurs

Le ministère sud-coréen des Sciences vient d’annoncer un programme d’accès mobile universel. Le principe : une fois votre forfait data épuisé, vous ne tombez plus dans le néant. Les trois opérateurs du pays (SK Telecom, KT et LG Uplus) devront fournir un débit illimité à 400 kbps à tous leurs abonnés, sans frais supplémentaires. Plus de 7 millions de personnes sont concernées par la mesure.

400 kbps, ça ne fait rêver personne. Mais c’est assez pour envoyer des messages, consulter ses mails, utiliser une appli de navigation ou passer un appel en VoIP. Dans le faits, il n’est pas question ici de remplacer un véritable forfait avec du bon débit, mais de s’assurer que personne ne se retrouve vraiment coupé du réseau, et c’est loin d’être bête.

Ce fabricant de tracteurs accepte de payer 99 millions de dollars pour le droit à la réparation

Le fabricant de tracteurs John Deere vient de signer un accord à 99 millions de dollars pour régler un recours collectif lié au droit à la réparation. L’entreprise devra aussi fournir pendant dix ans les outils logiciels permettant aux agriculteurs de réparer leurs machines eux-mêmes. Un dossier qui fait écho aux combats menés contre Apple et d’autres constructeurs tech.

Des tracteurs verrouillés par le logiciel

Le procès remonte à 2022. Des agriculteurs américains ont attaqué John Deere en l’accusant de verrouiller ses tracteurs, moissonneuses et autres engins agricoles par le logiciel, et de forcer ses clients à passer par des concessionnaires agréés pour la moindre réparation.