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Tenu en haute esteam

Si d’aventure il vous venait l’envie de travailler pour Pocketpair, le développeur japonais derrière Palworld (ce mélange étrange entre Ark et Pokémon) et Craftopia (un ersatz de Zelda : Breath of the Wild), j’espère pour vous que vous n’avez pas touché à trop de manettes au risque de ruiner vos chances. Car figurez-vous que, dans une discussion publiée sur les réseaux sociaux et rapportée par Automaton, Takuro Mizobe, le patron, explique que leur premier réflexe dans leur processus de recrutement, c’est de jeter un coup d’œil aux nombres d’heures que vous avez passées sur des jeux Steam ? Le boug va jusqu’à préciser que, même si vous avez une expérience similaire sur PlayStation ou Xbox, vous serez refusé si vous n’avez aucune heure sur Steam. Étonnant, je m’étais dit que, pour recopier les devoirs de Pokémon et de Zelda, le prérequis aurait plutôt d’avoir passé du temps sur Switch. K.

Fable, pour ceux qui croient encore aux contes de fée

Voilà, c’est official, le nouveau Fable sortira cet automne. Rappelons que ce reboot de la franchise, tombée en disgrâce depuis une bonne décennie, sera un jeu de rôle/action en monde ouvert édité par Microsoft et développé par Playground Games, qui a hérité du bébé à la mort du studio original, Lionhead. Lors du Xbox Developer Direct, ils ont ressorti tous les poncifs du genre, notamment l’inévitable « this game is all about choices and consequences » et l’inclusion d’un PNJ-vedette (ici Richard Ayoade de la série télé The IT Crowd), mais le jeu semble relativement mignon et soigné. Surtout, les fans affamés de la franchise peuvent se permettre un peu d’optimisme, puisque Peter Molyneux n’est plus aux commandes (il est parti sur le city builder Masters of Albion, qui sort en avril). A.

Ubisoft : retour à la mine

Ubisoft se lance dans une grande réorganisation stratégique. L’éditeur français se divise en cinq « Creative Houses » autonomes, chacune héritant d’un budget distinct et d’un portefeuille de jeux à développer. La « CH1 », par exemple, chapeautera les trois grandes licences historiques (Assassin’s Creed, Far Cry, Rainbow Six) tandis que la « CH4 » récupère Anno, Might & Magic, Prince of Persia et Beyond Good & Evil. En clair, c’est un découpage du trop gros paquebot qu’était devenu Ubisoft, pour espérer gagner en agilité. Au passage, six jeux sont annulés (dont le remake de Prince of Persia : Sands of Time) et sept sont retardés. Et pour motiver les équipes, l’éditeur a la brillante idée, en 2026, de massacrer la qualité de vie de ses salariés en supprimant le télétravail, avec la même excuse bidon de vouloir « renforcer la collaboration ». Car oui, tous les employés du secteur tertiaire peuvent en témoigner : on bosse beaucoup mieux dans un open space bruyant après s’être tapé une heure de transport en commun que bien au calme chez soi. A.

Le mod payant, ce concept audacieux

CD Projekt vient d’obliger un certain « LukeRoss » à retirer d’Internet son mod Cyberpunk 2077 permettant de jouer aux aventures de V sous un casque de réalité virtuelle. Il faut dire que ce créateur a poussé le bouchon un peu loin, puisque son mod est en pratique payant, uniquement accessible aux utilisateurs lui envoyant dix dollars par mois sur Patreon. C’est d’ailleurs pour la même raison qu’en 2022, Rockstar lui avait demandé de supprimer ses mods VR pour GTA V et Red Dead Redemption 2, dont il retirait un confortable revenu mensuel de 20 000 dollars. Si tous ces gros studios font la chasse aux mods VR, c’est sûrement parce qu’ils préparent une version réalité virtuelle de leurs jeux. Hein ? Pas vrai les gars ? Vous nous sortez ça quand ? A.

Hooded Horse : pas d’IA chez moi

Tim Bender, patron de l’éditeur Hooded Horse, qui a sorti un paquet de titres remarqués ces derniers temps (notamment Manor Lords et mon GOTY du siècle, Workers & Resources : Soviet Republic), s’est exprimé chez Kotaku à propos de l’utilisation de l’IA générative dans les jeux vidéo. Et il est tellement colère qu’il utilise même des gros mots : « Je déteste l’IA générative, et cette merde a rendu ma vie bien plus compliquée, parce qu’elle infecte tout […] Maintenant, on stipule dans nos contrats d’édition : pas de putain d’art IA. » Il explique ensuite que les graphismes générés par IA sont un véritable cancer pour l’industrie, et qu’il déconseille même à ses studios partenaires de les utiliser pour le prototypage de leur jeu – ils peuvent oublier de les supprimer sur la version finale, c’est arrivé récemment sur Clair Obscur : Expedition 33. A.

Foxhole continue de faire son trou

Neuf ans après sa première version anticipée, le MMO Foxhole continue sa petite vie, loin des projecteurs, mais avec une popularité qui ne se dément pas. Le studio canadien Siege Camp annonce donc Foxhole Airborne, une énorme mise à jour qui rajoute toute une composante aérienne à la gigantesque guerre perpétuelle que se livrent les deux factions du jeu. Avec bien sûr tout ce qui a fait son succès : il faudra que les joueurs collaborent étroitement entre eux, notamment au niveau logistique, pour entretenir, réparer, réarmer des avions embarquant chacun plusieurs joueurs (pilote, mitrailleurs, bombardiers etc) dans des raids aériens contre des cibles terrestres et navales. De quoi prolonger la vie d’un des rares MMO qui récompense davantage la coopération et l’entraide que la toxicité et les m4d sKiLLz. A.

C’est tous les jours Noël pour Gabe Newell

D’après le cabinet d’étude Alinea Analytics, Steam a pété tous ses records de ventes à Noël dernier, avec 1,6 milliard de dollars de revenus. Le précédent high score, 1,4 milliard sur un mois, datait de 2020, l’année de la COVID. Les microtransactions sur Counter Strike restent la vache à lait numéro un de Valve (et c’est bien triste), mais cette avalanche de pognon vient aussi du succès inattendu d’Arc Raiders, dont Steam a écoulé 250 000 exemplaires sur la seule journée du 26 décembre (le jeu dépasse aujourd’hui les 12 millions d’unités vendus, dont 7 millions sur Steam). Les autres grands gagnants de Noël sont notamment PEAK, Battlefield 6 et deux vieux jeux bradés à moins de quatre euros, Detroit : Become Human et Icarus. A.

Dès février 2025, Canard PC révélait les réductions d’effectif chez les français de Leikir Studio. Passé sous le giron de PULLUP Entertainment (ex-Focus) depuis 2022, le studio avait sorti les plutôt bons Synergy et Metal Slug Tactics et on l’espérait sorti d’affaire.  Visiblement pas, car l’éditeur vient d’annoncer la fermeture du studio. Enfin “annoncer” est un bien grand mot, car c’est au détour d’un article chez Boursorama (la référence des gamers) que l’on découvre cette fermeture brutale. C’est d’autant plus agaçant que l’éditeur affiche de bon résultat, essentiellement grâce à l’année fantastique de Warhammer 40,000: Space Marine 2. On souhaite aux developpeurs de rébondir au mieux. P.

Vous êtes VRés !

Meta a récemment licencié près de 10 % des effectifs de sa division Reality Labs et fermé plusieurs studios, dont Twisted Pixel Games et Sanzaru Games. Bref, après avoir affirmé longtemps que la VR c’est l’avenir, le futur, quelque chose d’inratable, Meta nous explique aujourd’hui qu’en fait non, c’est de la merde et que tout doit aller vers l’IA qui est l’avenir, le futur, quelque chose d’inratable. Dernière victime en date : la suite de Batman Arkham Shadow serait tout simplement annulée. Heureusement il nous reste le Metaverse. Comment ça non ? P.