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Battlefield 6 ? Ça marchouille

Avant la sortie de Battlefield 6, il avait été révélé que les comptables d’Electronic Arts espéraient en vendre 100 millions d’exemplaires. Quelques semaines après la sortie du jeu, ils n’y sont pas encore, mais quelques bouchons de champagne ont dû sauter. Alinea Analytics estime que le jeu s’est vendu à 6,5 millions d’exemplaires sur ses premiers jours de commercialisation, générant 350 millions de dollars d’argent de poche pour l’éditeur américano-saoudien. C’est la première fois qu’un Battlefield réalise une telle performance, s’approchant ainsi des démarrages de son éternel rival, Call of Duty. On notera qu’une belle majorité de ces ventes se sont faites sur la version PC : 57 % contre 24 % pour la PlayStation 5 et 19 % pour la Xbox Series. A.

Télex

Comme il le fait une ou deux fois par an, Steam a battu son record de fréquentation avec une pointe à 41,6 millions d’utilisateurs en jeu le 14 octobre. C’est l’équivalent de la population du Canada. Mais rappelons que « le jeu vidéo PC, c’est mort ».

MindsEye : une belle aventure humaine

La catastrophe MindsEye arrive lentement à son épilogue. Et comme la BBC le raconte après avoir interrogé quelques-uns des 250 employés licenciés par le studio BARB (soit la moitié des effectifs), on y retrouve les vieux démons de l’industrie du jeu vidéo. Les ex-employés parlent d’un management incompétent qui a obligé les salariés à faire huit heures supplémentaires par semaine (non payées, bien sûr) pendant quatre mois. Ils racontent comment Leslie Benzies, le grand boss visionnaire du studio, a flingué les plannings en signalant sans cesse des bugs mineurs dont il exigeait la correction immédiate, tout en rejetant la responsabilité de l’échec du jeu sur des « saboteurs aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur du studio ». L’ambiance est donc au beau fixe, et le pique-nique se poursuivra devant la justice puisque le syndicat IWGB veut y contester certains licenciements. A.

Du Côté de chez lui

Alors qu’Ubisoft vient de rendre public son nouveau montage financier sa réorganisation avec l’annonce de Vantage Studio, sa nouvelle filiale qui gérera ses trois franchises les plus lucratives (Assassin’s Creed, Far Cry et Rainbow Six), voilà qu’une de ses personnalités fait ses cartons. Marc-Alexis Côté, celui qui était en charge de la licence Assassin’s Creed, est parti et, d’après IGN, les restructurations à la tête de l’éditeur n’y sont pas pour rien. Une information confirmée sur LinkedIn par l’intéressé qui explique que la direction lui a bel et bien demandé de se mettre en retrait de la franchise. Côté prend les rênes d’Assassin’s Creed pendant le développement du dernier épisode en date, Shadows. Il mouille notamment le maillot pour défendre l’équipe quand elle était sous le feu nourri des pleurnichards vexés par la présence d’un protagoniste noir dans leur jeu vidéo. K.

Télex

Mina the Hollower, le projet de Yacht Club Games dans lequel on incarne une souris mimi dans un monde de dark fantasy victorienne pas du tout mimi, est repoussé. Le jeu initialement prévu au 31 octobre n’a pas de nouvelle date, mais le studio évoque un retard d’au moins plusieurs semaines. K.

L’angle mort-vivant

L’année dernière, GOG annonçait tambour battant une belle prise, à savoir la trilogie originale Resident Evil dans toute leur splendeur pixelisée et anguleuse. Une collaboration qui semble cependant avoir demandé un peu de persuasion. Marcin Paczynski, responsable chez GOG, s’est exprimé auprès de The Game Business pour parler un peu de leur fonds de commerce, la mise à disposition des jeux rétro sur PC, et a évoqué ces négociations étonnantes. « Capcom disait, genre, on a tous ces remakes qui représentent une bien meilleure expérience, se souvient-il. Ils ne voyaient pas vraiment l’attrait de ressusciter les versions originales. » Merci à lui d’avoir insisté. Quant aux dirigeants de Capcom, on ne peut que les inciter à jeter un œil sur la scène indépendante contemporaine. Une scène remplie à ras bord de cette splendeur pixelisée et anguleuse. K.

Cœur en peine

Heart Machine a décidé de ranger le défibrillateur et de ne pas pratiquer l’acharnement thérapeutique sur Hyper Light Breaker, leur roguelike sorti en accès anticipé en janvier. Le studio angelin se sépare aussi d’une partie de ses effectifs, comme l’annonce le site Game Developer. C’est la deuxième fois en moins d’un an qu’Heart Machine procède à des licenciements, bien qu’à l’époque, le studio escomptait qu’un lancement réussi d’Hyper Light Breaker puisse provoquer un rebond. Las, le jeu est étrillé à la sortie tant par la critique que par les joueurs. Il bénéficiera néanmoins d’encore une mise à jour en janvier sous la forme d’un « point final satisfaisant », comme le décrit un porte-parole d’Heart Machine. Reste Possessor(s), leur projet édité chez Devolver et prévu pour le 11 novembre. Un titre qui sonne de plus en plus comme celui de la dernière chance. K.

Le poids des chaînes

Le 8 octobre dernier, j’aurais aimé être une petite souris sur le plateau #TEAMG1, l’émission phare de la chaîne Game One. Pendant la pause publicitaire, une partie des personnes présentes autour de la table découvrent avec stupeur l’article de BFM Tech&Co annonçant l’arrêt programmé à la fin novembre de la chaîne fondée en 1998. Game One, détenue par Paramount Networks France, fait les frais d’un plan de restructuration après la fusion de la maison mère avec le groupe Skydance Media. Un projet dans lequel la petite chaîne française, « du plancton » dans ce monde de gros poissons (pour citer Marcus, qui a déploré la décision sur Twitch), n’aura aucune place. Même si les plus belles années de ce média étaient indubitablement derrière lui, la situation demeure triste pour une chaîne pionnière qui revendiquait, par-dessus le marché, 2 millions d’euros de bénéfices annuels. K.

Télex

Expedition 33, le FRPG qui a pris tout le monde par surprise, a passé le seuil des 5 millions d’exemplaires vendus en 5 mois. Une bonne moyenne mensuelle. L’occasion pour les Montpelliérains de Sandfall Interactive d’annoncer l’arrivée prochaine de contenu supplémentaire, dont une nouvelle zone. K.

Atchik atchik atchik ? Hack hack hack !

Le 11 octobre, le groupe de hackers Crimson Collective revendique avoir siphonné des serveurs de Nintendo, screenshot à l’appui. Mais avant de crier à un nouveau Gigaleak (cette fuite de données aux proportions historiques qui avait touché le constructeur dès 2018), il convient de rappeler que les flibustiers annoncent n’avoir infiltré que les serveurs de Nintendo Topics, comprendre : le site institutionnel à destination du grand public. Donc à moins que les pirates n’aient pas révélé entièrement leur main ou que Nintendo ait été bien malavisé de mettre des fichiers trop sensibles sur ces serveurs, il n’y a pas de raison de s’attendre à d’énormes scoops dans les jours à venir. Par contre, une semaine avant la sortie de Légendes Pokémon : Z-A, on constate que la ROM est déjà largement partagée en ligne. Mais ça, c’est presque devenu une tradition pour les jeux de la licence. K.