Menu

Aucun menu défini dans le customizer.

La guerre sale

Relic avait déjà un peu pissé sur les souvenirs d’ackboo avec Company of Heroes 3 en 2023, ne récoltant qu’un tiède “Mouiiiif, ça a vieilli quand même ce gameplay STR à la papa”. On espérait que le studio allait se retrousser les manches, réinventer la formule pour la remettre sur les bons rails, relancer la licence, trouver la solution contre la faim dans le monde, naïfs que nous étions. En réalité, les canadiens annoncent Company of Heroes: Final Stand pour cet automne, un spin-off en mode roguelite et wave defense. L’idée : offrir des escarmouches nerveuses et pliées en vingt minutes pour les trentenaires débordés. La Seconde Guerre mondiale format snack,  pour réviser le Débarquement entre deux réunions Teams sans avoir à gérer l’intendance de tout un continent. Pauvre ackboo, après avoir uriné sur ses bottes, Relic vient donc de déféquer dans son casque. P.

Après neuf mois d’un silence radio digne d’un sous-marin en panne, les développeurs d’Ion Lands refont enfin surface. Leur simulation de vie cyberpunk Nivalis change – à peine – de nom pour s’appeler dorénavant Nivalis Nights. La raison ? Un imbroglio juridique qui bloquait toute leur com’ depuis l’automne dernier. Heureusement, les avocats ont fini de se palucher sur le code de la propriété intellectuelle. Le jeu s’offre au passage une date de sortie au 29 septembre . C’est la fête pour les amateurs de néons à la Blade Runner (ackboo et moi), qui vont pouvoir se lancer dans la gestion d’un stand de nouilles virtuelles ou d’une boîte de nuit mal famée. Seul bémol : le titre débarque en plein embouteillage de l’automne, au milieu d’une douzaine de blockbusters. Préparez-vous à poser des RTT ou à simuler une dysenterie foudroyante pour avoir le temps d’écluser tout ça. P.

Télex

S’il vous fallait une raison (de plus) de détester Wizards of the Coast, Trent Oster, le boss de Beamdog, vient de la donner : Il avait reçu l’accord pour une suite à Planetscape Torment, mais, au dernier moment, l’éditeur a fait machine arrière car “En fait, c’est cher et la crise, vous comprenez”. P.

C’est la fin du vaudeville. Après un an à s’étriper au tribunal, l’éditeur Krafton et les fondateurs d’Unknown Worlds ont signé un armistice. Pour rappel, Krafton avait viré les patrons et tenté de retarder Subnautica 2 pour esquiver le versement d’une prime de 250 millions de dollars. Une entourloupe validée sur ChatGPT par le grand boss de Krafton  — je ne rigole pas, c’est confirmé dans le dossier judiciaire. Mais un juge a forcé la réintégration du PDG Ted Gill en mars, et  l’accès anticipé du jeu s’est vendu à 4 millions d’exemplaires en trois jours en mai. Résultat : Krafton capitule et va raquer. Non seulement la prime géante sera versée, mais elle est augmentée et étendue à l’intégralité des employés, même les stagiaires et les derniers arrivés. Quant à Ted Gill, l’honneur sauf et les poches pleines, il démissionne dans la foulée, et part comme un prince. P.

Télex

Slitherine Software vient de s’offrir les droits d’édition de la franchise Blood Bowl, sur le cadavre encore fumant de Nacon. Le prochain jeu serait pourtant toujours développé par Cyanide Studio, en cessation des paiements mais pas encore mort, sans toutefois que Slitherine ne prenne de participation chez eux. P.

Il en faut pieu pour être heureux

L’immersive sim est un genre noble, fondé sur le choix et les conséquences. Malheureusement, chez Microsoft, le seul choix disponible reste le licenciement et la conséquence s’appelle Asha Sharma. Selon The Verge, la maison-mère hésiterait à débrancher Arkane Lyon et son projet Blade, coupables de coûter trop cher et de viser une lointaine sortie en 2027. Le studio qui a sublimé l’infiltration se retrouve donc contraint de réussir le casse du siècle : trouver un repreneur d’ici le 6 juillet pour s’extraire du giron Xbox sans déclencher les alarmes. Si l’opération échoue, le chasseur de vampires de Marvel n’aura même pas eu le temps de mordre. Il aura été terrassé par une créature bien plus blafarde qu’un boss de la camarilla : un gars en costard-cravate de Redmond armé d’une feuille de calcul. Double Fine, Ninja Theory, and Compulsion pourraient subir le même sort. P.

Le syndrome de la page pas blanche

Chez Amazon, l’intelligence artificielle a un coup d’avance, surtout sur la réalité. Rick’s Games Backlog a ainsi repéré que de petits malins inondent la plateforme de guides stratégiques entièrement rédigés par IA pour des jeux… qui ne sont pas encore sortis, voire à peine annoncés. Vous galérez sur Alien: Isolation 2 ? Vous séchez sur les « mécaniques de survie psychologique », qui n’existerons jamais, du futur Gears of War: E-Day ? Pas de panique, des “auteurs” prolifiques comme Donald C. Campbell vendent 15 balles des bouquins de 60 pages remplis de pur vide, de jaquettes générées à la truelle et de délires hallucinatoires basés sur Wikipédia. Le service client d’Amazon supprime les fiches, mais elles repoussent comme des champignons radioactifs. On attend avec impatience le guide officiel de Half-Life 3. P.

Everybody’s Gone to the Rupture

Avis de tempête sur le Game Pass. Selon les ragots d’un vétéran de l’édition, Microsoft aurait discrètement débranché la pompe à fric destinée aux studios tiers. En clair : les contrats en cours de négociation ont été gelés, laissant une flopée de développeurs et de projets quasi signés sur le carreau. La nouvelle patronne d’Xbox, Asha Sharma, semble vouloir « restructurer » le bousier après des rachats pharaoniques et des milliards engloutis dans l’IA. Traduction : Microsoft regarde le jeu vidéo dans les yeux, lui dit gravement “Il faut qu’on parle” et propose une pause. On sait tous comment cela finit généralement. Si vous espériez voir votre simulateur de poney biélorusse préféré débarquer “Day One” dans l’abonnement, il va falloir réapprendre un concept oublié : acheter vos jeux. P.

Destin tragique

Après l’annonce de l’arrêt des mises à jour de contenu pour Destiny 2 et les perspectives plus qu’improbables d’une suite, tout ça dans un contexte de ventes moribondes d’un Marathon dont le développement a été onéreux, on ne donnait pas cher de la peau des employés de Bungie, en particulier ceux qui travaillaient spécifiquement sur le free-to-play. Le couperet est tombé le 25 juin, comme nous l’apprend un email envoyé aux salariés de Sony par Hermen Hulst, patron des studios PlayStation. Si on ne connait pas le nombre exact de postes concernés, on sait que « la majorité de l’équipe sur Destiny, quelques membres de celle sur Marathon » ainsi que quelques membres parmi ceux à Sony « qui aidaient aux activités de Bungie » ont été informés de leur licenciement. On rappelle à toutes fins utiles que Sony a racheté le studio en 2022 pour 3,6 milliards de dollars. K.

Télex

Ellen, ils ont mis un skin Nick Cage dans Call of Duty: Black Ops 7. Comment ça, « celui de quel film » ? D’aucun film ! Il s’incarne juste lui-même, tel le héros intemporel qu’il pense être, et toi aussi manifestement. Non, Ellen, je ne connais pas de « tutos pour devenir forte à Call of Duty ». K.