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Chez Microsoft, l’hécatombe continue

Après les annonces d’hier concernant la grande charrette de licenciement qui frappe la division Xbox – rappelons que Microsoft veut y réduire les effectifs de 3200 personnes d’ici à la fin de l’année fiscale –, de nouveaux détails émergent sur les victimes. On apprend ainsi qu’Obsidian (The Outer Worlds, Pentiment) est touché, avec notamment le départ de son directeur artistique, Daniel Alpert (21 ans d’ancienneté), de même Zenimax Online Studio (Elder Scrolls Online) et id Software (Doom Eternal, Quake Champions), qui aurait perdu une grosse partie de ses programmeurs. Chez Bethesda Game Studios (Starfield, Fallout 76 et le futur The Elder Scrolls VI), pas d’annonce officielle de la part de Microsoft, mais le syndicat des employés confirme de nombreux licenciements. A.

Télex

Cinq ans après sa sortie, Windows 11 est toujours bourré de problèmes, de bugs et d’incohérences, mais sa part de marché chez les utilisateurs Steam vient pour la première fois de dépasser le seuil des 70%. Les utilisateurs de Windows 10 (23,6%), Linux (3,7%) et macOS (2,2%) restent loin derrière. A.

Microsoft : la hache est tombée

Les temps sont durs chez Microsoft. Pensez donc, le géant américain n’a fait que 200 milliards de dollars de profit l’année dernière, en progression de 13% par rapport à 2024. C’est nul ! Il faut faire encore plus de profit ! Toujours plus ! Du coup, il annonce une nouvelle charrette de 4800 licenciements, dont 1600 concernant la division Xbox. Les studios Double Fine (Psychonauts 2, Keeper) et Compulsion (South of Midnight) font donc leur valise et redeviennent indépendants, tandis qu’Undead Labs (franchise State of Decay) et Ninja Theory (franchise Hellblade) sont revendus – le nom des acheteurs n’a pas encore été dévoilé. Ce n’est que le début : cette division Xbox à l’agonie devra encore encaisser 1600 licenciements supplémentaires dans les douze prochains mois. Les Lyonnais d’Arkane (Dishonored, Deathloop) pourraient faire partie des prochaines victimes, puisque Microsoft a confirmé vouloir se séparer du studio. A.

Le quiz du patron

Akihiro Hino, le patron de Level-5, connu notamment pour Professeur Layton, Fantasy Life et Ni No Kuni: Wrath Of The White Witch, révèle lors d’une interview au magazine japonais Famitsu, repérée par Automaton, qu’il fait passer à ses salariés des quiz portant sur les jeux du studio. Ceux qui obtiennent de bons scores reçoivent une augmentation « significative ». Hino explique à Famitsu qu’un employé connaissant à fond les jeux de Level 5 est plus efficace, et que la passion est une compétence qui doit être rémunérée. Je ne sais pas trop quoi penser de cette méthode de management originale mais, dans le doute, j’ai décidé d’apprendre par cœur les 300 derniers numéros de Canard PC avant de demander une augmentation à Ivan le Fou. A.

La guerre sale

Relic avait déjà un peu pissé sur les souvenirs d’ackboo avec Company of Heroes 3 en 2023, ne récoltant qu’un tiède “Mouiiiif, ça a vieilli quand même ce gameplay STR à la papa”. On espérait que le studio allait se retrousser les manches, réinventer la formule pour la remettre sur les bons rails, relancer la licence, trouver la solution contre la faim dans le monde, naïfs que nous étions. En réalité, les canadiens annoncent Company of Heroes: Final Stand pour cet automne, un spin-off en mode roguelite et wave defense. L’idée : offrir des escarmouches nerveuses et pliées en vingt minutes pour les trentenaires débordés. La Seconde Guerre mondiale format snack,  pour réviser le Débarquement entre deux réunions Teams sans avoir à gérer l’intendance de tout un continent. Pauvre ackboo, après avoir uriné sur ses bottes, Relic vient donc de déféquer dans son casque. P.

Après neuf mois d’un silence radio digne d’un sous-marin en panne, les développeurs d’Ion Lands refont enfin surface. Leur simulation de vie cyberpunk Nivalis change – à peine – de nom pour s’appeler dorénavant Nivalis Nights. La raison ? Un imbroglio juridique qui bloquait toute leur com’ depuis l’automne dernier. Heureusement, les avocats ont fini de se palucher sur le code de la propriété intellectuelle. Le jeu s’offre au passage une date de sortie au 29 septembre . C’est la fête pour les amateurs de néons à la Blade Runner (ackboo et moi), qui vont pouvoir se lancer dans la gestion d’un stand de nouilles virtuelles ou d’une boîte de nuit mal famée. Seul bémol : le titre débarque en plein embouteillage de l’automne, au milieu d’une douzaine de blockbusters. Préparez-vous à poser des RTT ou à simuler une dysenterie foudroyante pour avoir le temps d’écluser tout ça. P.

Télex

S’il vous fallait une raison (de plus) de détester Wizards of the Coast, Trent Oster, le boss de Beamdog, vient de la donner : Il avait reçu l’accord pour une suite à Planetscape Torment, mais, au dernier moment, l’éditeur a fait machine arrière car “En fait, c’est cher et la crise, vous comprenez”. P.

C’est la fin du vaudeville. Après un an à s’étriper au tribunal, l’éditeur Krafton et les fondateurs d’Unknown Worlds ont signé un armistice. Pour rappel, Krafton avait viré les patrons et tenté de retarder Subnautica 2 pour esquiver le versement d’une prime de 250 millions de dollars. Une entourloupe validée sur ChatGPT par le grand boss de Krafton  — je ne rigole pas, c’est confirmé dans le dossier judiciaire. Mais un juge a forcé la réintégration du PDG Ted Gill en mars, et  l’accès anticipé du jeu s’est vendu à 4 millions d’exemplaires en trois jours en mai. Résultat : Krafton capitule et va raquer. Non seulement la prime géante sera versée, mais elle est augmentée et étendue à l’intégralité des employés, même les stagiaires et les derniers arrivés. Quant à Ted Gill, l’honneur sauf et les poches pleines, il démissionne dans la foulée, et part comme un prince. P.

Télex

Slitherine Software vient de s’offrir les droits d’édition de la franchise Blood Bowl, sur le cadavre encore fumant de Nacon. Le prochain jeu serait pourtant toujours développé par Cyanide Studio, en cessation des paiements mais pas encore mort, sans toutefois que Slitherine ne prenne de participation chez eux. P.

Il en faut pieu pour être heureux

L’immersive sim est un genre noble, fondé sur le choix et les conséquences. Malheureusement, chez Microsoft, le seul choix disponible reste le licenciement et la conséquence s’appelle Asha Sharma. Selon The Verge, la maison-mère hésiterait à débrancher Arkane Lyon et son projet Blade, coupables de coûter trop cher et de viser une lointaine sortie en 2027. Le studio qui a sublimé l’infiltration se retrouve donc contraint de réussir le casse du siècle : trouver un repreneur d’ici le 6 juillet pour s’extraire du giron Xbox sans déclencher les alarmes. Si l’opération échoue, le chasseur de vampires de Marvel n’aura même pas eu le temps de mordre. Il aura été terrassé par une créature bien plus blafarde qu’un boss de la camarilla : un gars en costard-cravate de Redmond armé d’une feuille de calcul. Double Fine, Ninja Theory, and Compulsion pourraient subir le même sort. P.