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Grand Theft Auto IV

La prochaine fois que vous sortez acheter du pain, faites l’expérience : demandez à la personne derrière vous quel est son GTA préféré. Il y a de grandes chances qu’on vous réponde San Andreas, Grand Theft Auto V ou même Vice City, si vous tombez sur une personne cultivée. Pourtant, personne ne vous parlera de GTA IV. Peut-être parce que vous êtes dans une boulangerie, mais surtout parce qu’on a collectivement tendance à oublier qu’il s’agit de l’un des épisodes les plus importants de la série.

Veil of Ashes

Il y a des projets qui savent vous prendre par les sentiments. Vous m’enfermez dans une pièce sombre, vous tamisez la lumière, et vous me montrez un cuirassé terrestre de trente mètres de haut, affublé d’une tuyauterie victorienne douteuse et crachant une fumée noire capable de provoquer une syncope chez tout être doté d’un début de conscience écologique ? Je suis immédiatement séduit par la poésie de la chose.

Bagnoles Hurlantes

À l’origine, il y avait Dustbiters, un jeu jamais traduit dans lequel deux joueurs s’affrontaient lors d’un duel à la Mad Max pour dégommer les bagnoles de l’adversaire, dans un convoi de cartes à pouvoirs alignées. C’était simple, bon, fun et plein de vide dans une boîte trop grande. Bonne nouvelle : y a plus de boîte.

La clé d’un bon key art

Pour Elden Ring, c’est un guerrier en train de planter son épée près du cadavre de l’ennemi qu’il vient d’occire, sous un ciel menaçant dans lequel se dessine une rune dorée. Pour Control Resonant, c’est un homme qui manie un marteau gigantesque face à un paysage urbain dévasté, où des aberrations architecturales se laissent deviner en arrière-plan. À rebours des jaquettes des années 1980 et 1990, lesquelles pouvaient présenter des illustrations sublimes qui n’avaient absolument aucun rapport avec le jeu qu’elles étaient censées promouvoir, le visuel principal d’un jeu, ou key art, fait aujourd’hui l’objet d’un processus tout particulier.

Entropy

« Ce n’est pas tant cette vie qui me plaît tant, c’est le mystère qui est dedans », chante Alain Souchon. Toute déférence gardée envers le poète frisé et maudit (zéro NRJ Music Award à son actif), je suis comme lui. Avant le gameplay, avant l’histoire, j’aime les mondes un peu opaques, les secrets cachés derrière les cailloux. Aussi vrai que je n’ai jamais joué aux jeux From Software pour les combats.

Endless Legend 2

Lancé en accès anticipé à l’automne 2025 sous la houlette de Hooded Horse, Endless Legend 2 vient de sortir en version 1.0 et marque le retour d’une série qui souffle déjà sa douzième bougie. Malheureusement pour lui, on a un peu l’impression qu’il débarque sur une scène du 4X qui ne l’a pas attendu pour évoluer.

Entretien avec Anthrox Studio

Si le nom d’Anthrox Studio ne vous dit rien, leur travail vous est déjà assurément familier. Ce duo d’artistes new-yorkais, composé d’Anthony Macbain et de Roxie Vizcarra, est à l’origine des illustrations les plus emblématiques de Rockstar Games. De GTA à L.A. Noire, en passant par Red Dead Redemption et Max Payne, leur style instantanément reconnaissable a été maintes fois parodié, que ce soit sur des albums de rap, des pochons de weed ou des posters placardés dans des chambres d’adolescent. Mais avant de devenir illustrateurs attitrés pour le studio, puis de le quitter une dizaine d’années plus tard pour se lancer à leur compte, ils ont été des joueurs comme vous et moi, qui ont un jour rêvassé devant les écrans de chargement de GTA III.

Un an après : les dernières (mauvaises) nouvelles de la RAMpocalypse

Sortez le gâteau, la bougie, et surtout les bouteilles d’alcool fort : la crise de la mémoire et du stockage, qui met en ce moment le bazar dans toute l’industrie informatique, vient de fêter son premier anniversaire. Elle n’arrive pourtant qu’à la fin de son premier acte, et les choses ne vont pas s’arrêter de tourner au vinaigre. Attachez vos ceintures.

Nivalis Nights

Voilà un cas bien singulier. Avec tous ses défauts, toutes ses failles et tous ses ratés, Nivalis Nights devrait se promener dans les rues avec un panonceau « déception » enroulé autour du cou. Ce n’est pourtant pas exactement le cas, et le jeu m’a offert une expérience assez unique, en me guidant mentalement et nerveusement de mes rêves de cinq étoiles à Courchevel au camping de Palavas-les-Flots.