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Cupiclaw

Il existe toutes sortes de passions. L’une des miennes, ce sont les machines à pince. Oui, celles de fête foraine qui ne vous donnent qu’un cadeau tous les 36 000 coups. C’est pendant un voyage à Taïwan, où elles sont dispersées à chaque coin de rue, que l’amour est né. Alors quand j’ai découvert Cupiclaw, un petit jeu indépendant qui promet d’agripper des lots par milliers, je me suis précipitée dessus.

Salauds de jeunes !

Un papier intéressant d’Anna Siaredzich, cofondatrice de Swame Art Inc, chez nos confrères du site Gamesindustry revient sur les conséquences de la vague de licenciement sans précédent dans l’industrie du jeu vidéo (près d’un quart des emplois selon un rapport GDC. Selon elle, au-delà des drames humains impliqués, c’est une réelle perte de savoir-faire institutionnel, de capacité de décision et de jugement, car beaucoup de ces emplois étaient ceux de seniors. Or, si les promesses de l’IA — ou ses mirages — sont tournées vers l’automatisation [et le coût moindre] de tâches, elle estime que « l’automatisation ne supprime pas la complexité ; elle la déplace ». En gros : sous pression, même si la production avance, la résolution des problèmes rencontrés repose sur les vieux de la vieille, ceux qui ont assez de bouteille pour lever les ambiguïtés et assurer le lien entre les sources, les équipes et les étapes. Bref, la future stabilité repose, pour Anna, sur la pérennisation des emplois des plus vieux, une bonne nouvelle pour ackboo et Ivan le Fou. P.

The new Pope

Lucas Pope a peur. Il regarde par-dessus son épaule en permanence, guette les mouvements autour de lui, sursaute au moindre bruit. La star des jeux indés n’a pas peur des feux de la rampe, mais de Skynet qui le surveille. Lors d’un épisode du podcast Mike & Rami Are Still Here, avec Mike Rose et Rami Ismail, il a avoué ne pas trop s’épancher sur les détails de son jeu en développement, de peur de se faire piquer son concept par l’IA. En gros, Lucas craint que ses interviews ne deviennent des prompts pour Chat GPT ou Gémini. « Ce n’est pas une règle stricte », précise-t-il, ce qui signifie que son silence est, sans doute, aussi lié à sa faible envie de révéler trop de choses trop tôt, ou tout simplement de se taper des interviews trop longues à longueur de temps. Moscou se refuse à tout commentaire. P.

Going Medieval

J’adoôoôoôore Going Medieval. Voilà, je vous le dis tout de suite, pas de suspense, c’est un de mes jeux préférés de cette décennie. Je me le réinstalle une fois par an pour scotcher dessus pendant deux semaines. Laissez-moi donc vous convaincre d’adopter cette saine habitude à l’occasion de sa sortie en version 1.0.

Dark Scrolls

Comment ? Un jeu mystère édité par Devolver et développé par Doinksoft ? Ce studio américain qui m’est hautement sympathique, même si j’avoue que je n’ai rien touché d’eux depuis Gato Roboto, leur mémorable metroid-like félin ? Mais oui, bien sûr que j’ai deux pages pour vous. Entrez, faites comme chez vous !

The Ratline

Il y a plein d’éléments fantastiques dans The Ratline : des textes à trous à remplir comme dans Obra Dinn ou The Case of the Golden Idol, des mots-clés qui peuvent vous ouvrir un océan de possibilités comme dans Her Story, et des histoires de familles crapuleuses comme dans The Roottrees are Dead. C’est un jeu d’enquête qui a parfaitement assimilé tout ce qui fait le charme du genre des deduction games, en plus de proposer un autre argument de taille : votre mission est de débusquer des nazis, 25 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, afin de les faire payer pour leurs crimes.

Retour dans la Zone

Cet été, le fantastique Stalker 2 : Heart of Chornobyl, qu’Agar décrivait comme « l’un des jeux les plus incroyables, beaux et captivants jamais créés », va bénéficier de sa toute première grosse expansion (« plusieurs douzaines d’heures » de durée de vie, selon GSC Game World), sobrement intitulée Cost of Hope. Il sera possible d’y explorer la centrale nucléaire de Tchernobyl ainsi qu’une toute nouvelle zone, où devraient sévir des mutants particulièrement agressifs. Si mon expérience du DLC ressemble à celle que j’ai vécue sur le jeu de base, je devrais y passer des heures fabuleuses à mourir en boucle après avoir marché sur une anomalie, à me faire dévorer par des chiens errants et à agoniser au pied d’un arbre. ER.

Télex

Grave Seasons, qui se présente comme un petit jeu de gestion agricole à la Stardew Valley, mais dans lequel se trouve un tueur en série doté de pouvoirs surnaturels qui bute plein de villageois sur son passage, a désormais une date de sortie : le 14 août, ce qui devrait parfaitement s’intercaler entre deux sessions bronzette et lecture de polar de supermarché. ER.