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Un lancement Moulineux

Le monde part dans tous les sens, plus rien n’est logique et les anciens codes sont caducs. Dans ce désordre planétaire, les certitudes dans le monde du jeu vidéo, elles aussi, sautent. Historiquement, deux choses sont certaines : « Bobby Kotick est un démon de l’Enfer ayant pris forme humaine » et « Peter Molyneux raconte de la merde ». Des générations de joueurs se sont appuyées sur ces diktats en grandissant. Et pourtant, pourtant, c’est dans un silence presque assourdissant que Pete le mytho se prépare à lancer, le 22 avril, l’accès anticipé de son nouveau (et dernier selon lui) jeu Masters of Albion. Un godlike pour lequel il a réembauché ses potes du temps de Fable et Black & White. Pire, ce lancement se fera sur Steam, sans KS, sans NFT, sans métavers, sans blockchain à la con. Un jeu qui a l’air… normal ? Et sur lequel Peter a à peu près réussi à retenir sa langue ? Pascal Praud à raison, où sont passés nos repères, nos fondations ? P.

Le troisième durera 1000 ans !

À en croire les sites Windows Central et Kotaku, il semblerait que MachineGames, le studio de Bethesda, travaille sur Wolfenstein 3. Après le succès colossal d’Indiana Jones et le Cercle Ancient, voilà qui confirme quelque chose dont nous n’avons jamais douté à la rédaction : il reste toujours un peu de place pour du rab de massacre de nazis dans nos cœurs. On pourrait se demander ce qui a donné envie au studio de revenir sur cette licence, mais il suffit d’écouter les infos en ce début 2026 pour se dire « Ah oui, je l’ai ». P.

Anthem quand même

Le TPS Anthem, que Louis-Ferdinand Sébum décrivait comme un jeu au goût du polystyrène « calibré pour être vendu par palettes entières pour la joie de clients qui feront voltiger des personnages au design anonyme dans des décors insipides », fermera officiellement ses serveurs le 12 janvier, faute de fréquentation. Ce serait un mensonge de dire que la rédaction est inconsolable puisqu’on vient tout juste de se rappeler de l’existence du jeu, mais on envoie quand même de la force aux développeurs de Bioware. ER.

Mon remake à moi, il me parle d’aventure

À mes yeux, le remake de Resident Evil 4 constitue le remake idéal : il ne dénature pas l’épisode d’origine, apporte un gameplay moderne et des mécaniques nouvelles, et intègre des scènes inédites qui collent parfaitement à l’ensemble. Il a même réussi l’exploit de rendre Ashley, la fille du président des États-Unis qui nous accompagne pendant une bonne partie de l’aventure, un peu moins infernale. Ce remake aurait pu commencer autrement, comme l’a révélé un dataminer qui a fouiné dans les données du jeu : un prologue où on incarne Ashley en train de se promener dans les bois a finalement été coupé au montage. J’imagine que c’est parce que les devs se sont dit qu’il ne fallait pas trop retarder le moment où on verrait enfin Leon Kennedy faire des backflips, et je ne peux pas leur en vouloir pour ça. ER.

Télex

La Bloober Team vient de poster un message cryptique qui mène vers un site affichant un compte à rebours, lequel devrait se terminer le 15 février prochain. Le message en question affiche «remosdneulserorehsoovamceyerd », ce qui signifie soit qu’ils prévoient une annonce importante, soit que leur community manager est en train de faire un AVC. ER. 

Merci Baron !

Eric Barone, le créateur de Stardew Valley, était déjà quelqu’un d’assez cool sans qu’il ait besoin de trop en rajouter. D’abord, c’est un garçon plutôt charmant, il faut bien le reconnaitre. Ensuite, son improbable success-story nous le rend forcément sympathique. Mais surtout, il vient de décider dans un joli geste pour boucler 2025 de financer mensuellement et à faire une grosse donation initiale de 125 000 dollars à la fondation qui édite MonoGame. Si ce nom ne vous dit rien, il s’agit de l’infrastructure de développement open source sur laquelle tourne aujourd’hui Stardew Valley, mais aussi tout un tas d’autres jeux marquants, comme Celeste ou Street of Rage 4. Une excellente nouvelle qui va dans le sens d’un écosystème de développement varié, permettant une dépendance moindre aux deux géants du secteur que sont Unity et Unreal Engine. K.

Télex

Les actionnaires d’EA ont fait face à un cruel dilemme. Mais, braves, après une mure réflexion et un vote au résultat écrasant (99 % de voix favorables), ils ont pris la difficile décision de gagner plein d’argent en autorisant le rachat de l’éditeur au fonds souverain d’investissement saoudien. K.

Les douze bons coups

Steam a mis à jour sa page des meilleures ventes annuelles en ajoutant 2025. Des chiffres ou des classements précis sont certainement des informations trop sensibles pour être divulguées comme ça, tels les résultats du baccalauréat, mais on connait au moins les douze plus grosses performances commerciales en termes de chiffre d’affaires (ce qui favorise les blockbusters). Figurent ainsi dans ce club très fermé l’inévitable ARC Raiders, Dune : Awakening, Schedule I (le chouchou d’ackboo), EA Sports FC 26, Kingdom Come: Deliverance II, Elden Ring Nightreign, Borderlands 4, Monster Hunter Wilds (malgré une version PC problématique, qui a fait couler énormément d’encre), Battlefield 6, Silksong (pas une surprise, l’affluence qu’il a provoquée le jour de sa sortie a quand même fait planter Steam), Oblivion Remastered et Civilization VII, dont la précommande d’Ivan aura été déterminante. K.

Bonne année 2026 !

La rédaction de Canard PC vous souhaite ses meilleurs vœux pour 2026 ! La santé, le bonheur, la sérénité, le prix de la RAM qui arrête de crever le plafond : tout ça et plus encore. Nous espérons que vous continuerez à nous accompagner en cette nouvelle année et que vous prendrez toujours autant de plaisir à lire nos bêtises que nous en prenons à les écrire !

Rainbow Six assiégé

Il y a des jours où rien ne va. Pour Ubisoft et les équipes de Rainbow Six Siege, ce jour, c’était celui du 27 décembre durant lequel le titre a subi une série de cyberattaques d’ampleur. Les pirates sont entrés et ont fait comme chez eux : ils ont piqué dans le frigo, mis leurs bottes crottées sur le canapé et ont distribué l’équivalent de 339 billions de dollars de crédits du jeu aux utilisateurs (oui, oui, « billions », en français, comme dans « mille milliards »). Le bazar est si grand que ce n’est pas un, ni deux, mais bien cinq groupes de hackers différents qui se sont manifestés pour revendiquer une partie de la prouesse, de manière plus ou moins crédible. Le dernier à s’être fait connaitre a promis de publier un compte rendu complet des événements. Et en attendant, Ubisoft n’a d’autre choix que de procéder à un grand rembobinage, forçant les joueurs à rendre l’argent. K.