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Le gouvernement australien rappelle aux salariés leurs droits aux congés pour la sortie de GTA 6. Une infographie rappelle comment poser des jours légalement. Une délicate attention pour s’assurer que les citoyens pourront braquer des banques en toute légalité administrative, sans risquer de se faire gronder par les RH. P.

Le retour de la Bobby

Le rachat géant de Warner par Paramount (désormais rebaptisé Skydance) accouche d’une fusion logique entre Warner Bros. Games et Paramount Game Studios. Le résultat ? Un mastodonte vidéoludique censé faire fructifier des décennies de franchises cultes. Entre Batman, Harry Potter et Bob l’éponge, on a hâte que le studio fusionne les univers pour nous pondre des crossovers (non). Si les actionnaires se frottent les mains devant cette concentration de licences à 110 milliards de dollars, nous, on attend surtout de voir si les développeurs auront encore le droit d’utiliser autre chose que de l’AI gen. Vous pensez qu’ils ne seraient pas aussi maléfiques ? Dites vous qu’ils viennent de nommer au conseil d’administration….  Bobby Kotick ! P.

Immersive crim’

C’est le Le service R&D le plus flippant de l’histoire du jeu vidéo. Pour s’imprégner de l’ambiance locale de la Floride pour GTA 6, les développeurs de Rockstar n’ont pas fait les choses à moitié : ils sont allés fricoter directement avec des flics et des membres de gangs sur le terrain. Entre deux tirs de sommation, un contrôle d’identité musclé dans les Everglades et une bavure, l’équipe s’est assurée que le chaos de Vice City serait d’un réalisme terrifiant. Sam Houser renchérit : “Oh, et pour que ce soit encore plus réaliste nos équipes se sont envoyé des kilos et des kilos de co…” Ah, ça a coupé. P.

My Syndic in a box

Les équipes de D&D et Magic: The Gathering rejoignent le syndicat United Wizards of the Coast pour exiger de meilleures conditions de travail et contrer les avancées de l’utilisation de l’IA. Un geste courageux, quand on travaille pour Hasbro. Si Wizards of the Coast refuse de reconnaître le syndicat d’ici le 13 octobre, la terre s’ouvrira sous leurs pas, le ciel grondera tel un dragon et le… non, en fait il faudra juste relancer les démarches. Couverture santé,  charge de travail raisonnable,  propriété intellectuelle des créations réalisées hors du bureau, les demandes des salariés ne semblent pas impossible mais rien ne nous permet de croire que la direction va faire autre chose que rouler un D20 et annoncer “Ah non, c’est un échec critique pour vous”. P.

Merci patron !

Martin Klima, le cofondateur de Warhorse Studios à qui l’on doit Kingdom Come: Deliverance, a une petite prière à adresser aux cieux du jeu vidéo : par pitié, faites que GTA 6 sorte à 80 dollars (et même plus, ne soyons pas timides !) Selon le patron tchèque, le secteur court droit dans le mur. Entre le coût de développement des AAA qui s’envole et un parterre d’acheteurs qui ne s’élargit plus, augmenter le prix unitaire reste, d’après lui, la seule issue pour survivre sans empiler les microtransactions. Sauf que tout le monde flippe à l’idée d’amorcer la hausse. Le salut viendrait donc de Take-Two et Rockstar, seuls acteurs assez puissants pour forcer la pilule auprès des joueurs. Klima avoue pourtant ne rien comprendre au raz-de-marée GTA, mais il prie bien fort pour que le rouleau compresseur ouvre la voie. C’est beau, la solidarité de classe patronale. P.

[Info Canard PC] Willy Denzey n’a jamais envisagé de composer la B.O. de The Witness

Mercredi dernier, alors que nous étions sagement en train de préparer l’émission Canard PC du mercredi 30 septembre, quelqu’un (moi) s’est spontanément mis à chanter « Le Mur du son » de Willy Denzey dans l’open space, poussant quelqu’un d’autre (Noddus) à se rendre sur sa page Wikipédia. Quelle ne fut notre stupeur en constatant que ladite page comportait une mystérieuse mention : « [Willy Denzey] souhaite prendre part à la bande originale du célèbre jeu vidéo The Witness de Jonathan Blow, cependant, le jeu ne sera pas accompagné d’une BO et le projet sera donc avorté. » Pour seule référence, on trouvait un article d’Inverse cherchant à expliquer pourquoi The Witness ne comporte aucune bande originale, sans la moindre mention du petit prince du R&B de Melun. Noddus ne pouvait pas en rester là, et par le truchement de son carnet d’adresses, a fini par remonter à la source : Willy Denzey lui-même, qui a vite fracassé nos illusions. « Je n’ai jamais eu connaissance de ce projet, je ne sais même pas ce que c’est, donc mauvaise info l’ami 🙏 », nous-a-t-il écrit. Merci à Willy pour sa réponse rapide, et merci à vous, lecteurs, qui nous permettez cette nouvelle victoire pour le journalisme d’investigation. ER.

En toute détente, sur la détente

Si toute la presse et une partie des joueurs observent d’un œil inquiet les grandes (et meurtrières) manœuvres qui ont cours chez Xbox dernièrement, sachez qu’il y a quelqu’un qui n’en perd pas ses cheveux (après, il n’en a plus aucun sur le crâne) et c’est Satya Nadella, le patron de Microsoft. Ah non, lui, il trouve tout ça très bien. Dans le cadre du podcast Sources dans lequel il était interviewé, il déclare en toute détente, avec un sourire apaisé aux lèvres : « Il y a une certaine quantité de rationalisation que l’équipe et Asha [Sharma, la patronne de Xbox,] sont en train de réaliser, ce qui est super à voir. » L’occasion pour nous de nous souvenir que si « l’équipe et Asha » sont souvent, et à juste titre, en première ligne des critiques quant à la stratégie actuelle de Xbox, il y a aussi une maison mère qui réclame de sa section jeu vidéo des rendements illusoires. K.

Mon Mex à moi

Alors qu’une partie du grand public est obnubilé par le chiffon rouge de l’arrêt du format physique, le président de la commission sénatoriale aux droits numériques du Mexique annonce sur Instagram une initiative pour réfléchir à un changement de législation afin d’améliorer les droits des consommateurs de jeux vidéo dématérialisés. Accompagné d’une collègue députée, il appelle à plus de clarté sur ce pour quoi les gens payent vraiment quand ils cliquent sur le bouton « acheter », la garantie de pouvoir continuer à utiliser un titre dont les serveurs ont été fermés et à une responsabilisation des entreprises en les forçant à avoir une branche dans le pays s’ils veulent y vendre leurs produits numériques. De son côté, on rappelle que la Commission européenne a signé d’un retentissant « vu et s’en tape » la pétition de près de 1,3 million de signatures de Stop Killing Games. K.

Télex

Pour golri, une journaliste de PC Gamer a mis 20 figurines d’anime dans son boîtier et n’a vu aucun changement sur les performances après un benchmark fait par-dessus la jambe (après tout, rien ne nous dit que son air flow n’était pas déjà horrible à la base). C’est ackboo qui va être content ! K.

Mais c’était censure, en fait.

Bobby Kotick n’était pas particulièrement une coqueluche auprès du grand public, tant il représentait à lui seul une philosophie corporatiste gloutonne qui détruit tout au nom des sacro-saints profits. Et à défaut d’essayer de changer ses actions, l’ancien patron d’Activision Blizzard a plutôt tenté d’amortir leurs conséquences. La chaîne YouTube People Make Games et le journaliste Mikhail Klimentov exposent ainsi dans une longue enquête vidéo la manière dont Kotick a fait appel à un cabinet d’avocats spécialisé dans la diffamation afin d’intimider toute la presse, souvent avec succès, dès que celle-ci aborde ses péripéties judiciaires. Dans la foulée, Stephen Totilo de la sérieuse infolettre Game File a publié son propre courrier de menace reçu en début d’année lui sommant d’ajouter un paragraphe… qui était déjà dans l’article incriminé. Plus personne ne lit la presse, décidément. K.