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Les traces d’une partie de jeu de rôle

Je suis prête à parier que je ne suis pas la seule : dans un de mes placards, il y a un porte-vue avec toutes les fiches des personnages de jeu de rôle incarnés au fil des ans. L’ouvrir fait surgir les souvenirs de la partie ou de la campagne qui les a accueillis. Il y a des scènes que l’on n’oublie pas. Aussi fictives soient-elles, pleines de créatures improbables comme les loups-garous ou les flics consciencieux, elles deviennent des références aussi concrètes que quand ma grand-tante parle de Noël 95, celui où la cheminée n’avait pas été bien ramonée. Et en plus des traces mémorielles, il peut y avoir des traces physiques de ces parties.

Philharmonix

Elle fait quoi comme bruit, la musique des aliens ? Plutôt des « zbouip », des gros « plouaaax », voire des petits solos de « brluuux » ? Et puis, c’est quoi leurs instruments ? Comment le public fait pour applaudir ? Est-ce que les extraterrestres ont leur propre Édith Piaf ? Est-ce qu’ils ont leur propre Jul ? D’ailleurs s’ils ont leur propre Jul sur une autre planète, est-ce qu’on doit encore l’appeler l’ovni ?

Carnival of Sins

On a beau penser ce qu’on veut de Perco quand il amène sa fille dans une boutique Games Workshop pour lui faire acheter son premier kit de Space Marines du Chaos, le gars connaît quand même son sujet. Il y a plusieurs mois, il a sorti de son sac la boîte d’un jeu de dés avec des règles en espagnol et m’a dit que c’était génial. Je lui avais alors répondu « Oui oui, d’accord Julien, on va y jouer à ton truc si ça te fait plaisir ». Résultat des courses ? Ça fait cinq mois que je n’ai pas envie de lui rendre, et je la sors dès que quelqu’un passe à la maison. Même le facteur. [NDPerco : Allez Noddus, je te le donne, c’est cadeau.]