Menu

Aucun menu défini dans le customizer.

Le retour du droit

J’aurais pu vous parler des annonces de Quantic Dream concernant cet étrange MOBA en free to play, Spellcasters Chronicles, si loin de son ADN, ou de cette phrase au détour d’un communiqué précisant que Star Wars Eclipse était toujours en cours de développement. Cependant, elles sont tombées si proche du jugement rendu par la Cour de cassation le 15 octobre à l’égard de l’affaire de la culture toxique au sein de Quantic Dream qu’on ne peut pas s’empêcher de se dire que la diversion est un art sophistiqué. Mediapart rapporte que la juridiction annule la décision de 2023 de la cour d’appel qui avait refusé à l’ancien chef du service informatique, victime de photomontages dégradants, des indemnités pour son départ. Cet arrêt inattendu et cinglant pour le studio remettra donc tout le monde devant une cour d’appel qui devrait inscrire un point final à cette interminable procédure. K.

Télex

Pour les dix ans de Fallout 4 (le meilleur Fallout selon moi, mais je suis très minoritaire), Bethesda sortira le 10 novembre une édition Anniversaire comprenant le jeu complet, les six extensions officielles et 150 éléments du Creation Club. A.

Counter-Strike 2 : le jeudi noir

Si vous stockiez depuis dix ans des skins Counter-Strike 2 dans l’espoir de les revendre un jour pour vous acheter une Lambo, il faudra peut-être faire l’impasse sur les jantes 22 pouces incrustées d’émeraudes. Sans prévenir personne, Valve a en effet décidé de modifier la façon dont on peut obtenir les skins les plus recherchées. Au lieu de claquer votre PEL en loot boxes pour décrocher, si la chance vous sourit, un couteau hors de prix, il est désormais possible de l’échanger contre cinq items cosmétiques moins précieux. Résultat : une explosion de l’offre des skins rares sur le marché, et donc un effondrement des prix qui a réduit d’environ un tiers – deux milliards de dollars, tout de même – la valeur totale des skins Counter-Strike 2. Comme quoi votre oncle Jean-Louis avait raison, il fallait mieux investir dans un Livret A et des actions Eurotunnel. A.

Massive le devient un peu moins

J’ai une tendresse particulière pour le studio suédois Massive. C’était mon tout premier voyage de presse, il y a 26 ans, pour le jeu de stratégie Ground Control. Ils devaient être une douzaine à l’époque. Depuis, que de changements. Moi, je suis devenu un vieillard en bout de course. Massive, en revanche, a grossi, s’est fait racheter par Ubisoft en 2008 et compte désormais plus de 700 employés. Ils ont travaillé sur The Division 2, Avatar et plus récemment Star Wars : Outlaws. Mais le temps est assassin. Selon Le Figaro, l’éditeur français, dont je ne vais pas vous rappeler les déboires, lance un grand plan de départ volontaire pour réduire les effectifs du studio. Si l’on ne sait pas combien de personnes seront touchées, on peut raisonnablement en déduire que la grosse licence Star Wars chopée chez Disney n’a pas eu l’effet escompté sur le bilan comptable d’Ubisoft. A.

Keeper

Lorsque Tim Schafer nous a montré les premières images de Keeper, ce dernier nous a confié que c’était un jeu assez difficile à expliquer, mais qui trouverait tout son sens manette en main. C’est une déclaration dont j’ai appris à me méfier : annoncer qu’un jeu est « difficile à expliquer » est souvent une manière cachée de dire que l’histoire n’a ni queue ni tête, ou que le gameplay est inexistant. Sauf que manette en main, j’ai compris : Keeper est un jeu difficile à expliquer sans en déflorer toute la découverte, ou sans avoir l’air d’être sous l’effet de cinq buvards de LSD. Mais essayons quand même.

Steam : un dépotoir

Steam est-il en train de devenir une décharge à ciel ouvert dans laquelle les développeurs balancent au pif des jeux sans avenir commercial ? La question est un peu brutale, mais elle mérite d’être posée. Depuis le début de l’année, comme le rapporte GamesRadar, les deux tiers des 13 000 jeux sortis sur Steam n’auraient même pas généré 1 000 dollars de revenus. Parmi ces worst-sellers, 5 000 titres ont rapporté moins de 100 dollars, soit le montant des frais d’entrée sur la plateforme. Le revenu médian d’un jeu (50 % font mieux, 50 % font moins bien) serait donc de… 205 dollars. Notez que ces chiffres ne sont pas exacts au centime près, puisqu’ils viennent des estimations de vente du site spécialisé Gamalytic, mais il confirme l’intuition que j’ai chaque fois que j’ouvre l’onglet « Nouveautés » de Steam. A.

Battlefield 6 ? Ça marchouille

Avant la sortie de Battlefield 6, il avait été révélé que les comptables d’Electronic Arts espéraient en vendre 100 millions d’exemplaires. Quelques semaines après la sortie du jeu, ils n’y sont pas encore, mais quelques bouchons de champagne ont dû sauter. Alinea Analytics estime que le jeu s’est vendu à 6,5 millions d’exemplaires sur ses premiers jours de commercialisation, générant 350 millions de dollars d’argent de poche pour l’éditeur américano-saoudien. C’est la première fois qu’un Battlefield réalise une telle performance, s’approchant ainsi des démarrages de son éternel rival, Call of Duty. On notera qu’une belle majorité de ces ventes se sont faites sur la version PC : 57 % contre 24 % pour la PlayStation 5 et 19 % pour la Xbox Series. A.

Télex

Comme il le fait une ou deux fois par an, Steam a battu son record de fréquentation avec une pointe à 41,6 millions d’utilisateurs en jeu le 14 octobre. C’est l’équivalent de la population du Canada. Mais rappelons que « le jeu vidéo PC, c’est mort ».

MindsEye : une belle aventure humaine

La catastrophe MindsEye arrive lentement à son épilogue. Et comme la BBC le raconte après avoir interrogé quelques-uns des 250 employés licenciés par le studio BARB (soit la moitié des effectifs), on y retrouve les vieux démons de l’industrie du jeu vidéo. Les ex-employés parlent d’un management incompétent qui a obligé les salariés à faire huit heures supplémentaires par semaine (non payées, bien sûr) pendant quatre mois. Ils racontent comment Leslie Benzies, le grand boss visionnaire du studio, a flingué les plannings en signalant sans cesse des bugs mineurs dont il exigeait la correction immédiate, tout en rejetant la responsabilité de l’échec du jeu sur des « saboteurs aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur du studio ». L’ambiance est donc au beau fixe, et le pique-nique se poursuivra devant la justice puisque le syndicat IWGB veut y contester certains licenciements. A.

Mis au moutard

Nintendo fait un teasers mystérieux. Sans crier gare, la firme japonaise a posté Close to you, un petit film d’animation à la Pixar — et plutôt très bien fait — dans lequel un bébé cherche à rattraper une tétine magique qui se met à voler partout dans la maison. C’est choupinou, rigolo, mais surtout… qu’est-ce que c’est ? Aucune annonce, aucun lien avec un jeu, rien. Les spéculations sur Internet vont bon train, certains y voyant un lien avec le futur film Super Mario Galaxy, d’autres imaginant même un teasing élaboré pour un futur Pikmin 5. Canard PC est en mesure de vous révéler la vérité, en exclu : c’est sans doute l’annonce d’un NinToddlers à venir, comme un Nintendogs, mais avec des bambins, dont on pourra s’occuper amoureusement durant deux semaines avant de les oublier dans un tiroir, comme dans la vraie vie. P.