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Les gens sont méchants

Highguard, jeu de raid en PvP mis en lumière aux derniers Game Awards,  vient à peine de sortir que Wildlight doit déjà commenter la toxicité des réactions disons mitigées des joueurs. Le CEO explique que « c’est un vrai défi », ce qui est une manière polie de dire que certains ont accueilli le jeu avec la grâce d’un troll sous amphétamines. Selon Bloomberg, ils avaient prévu une sortie plus discrète, mais l’offre de Geoff était difficile à refuser. Wildlight assure qu’ils apprennent, qu’ils s’adaptent, qu’ils veulent faire mieux. Admirable. Mais dans un monde où la moindre sortie multijoueur déclenche instantanément un concours de qui criera le plus fort « dead game », on se demande si Highguard n’a pas simplement découvert la règle numéro un du lancement moderne : peu importe ce que vous faites, Internet vous déteste déjà. Bref, Wildlight veut calmer la toxicité. Bonne chance à eux. On a vu des gens tenter de dompter des tornades avec un parapluie. P.

Qui aime bien…

Steven Allison, vice-président et directeur général de l’Epic Games Store, est un homme lucide et franc. Pour preuve, son analyse, chez Eurogamer, de l’état du launcher qu’il dirige : « Le gros problème, c’est que le lanceur est nul. Disons les choses comme elles sont. Il est vraiment lent ». Selon lui, de nettes améliorations seront visibles vers mai ou juin, l’architecture étant en plein travaux. Bon, d’accord Steven, mais tout n’est pas noir, par exemple, que pense-t-il de l’aspect social de l’EGS ? « Notre boutique ne propose aucun aspect social, contrairement à d’autres plateformes qui permettent de communiquer avec ses amis. Nous avons tout simplement supprimé cette fonctionnalité pendant la pandémie de Covid et nous ne l’avons jamais réintégrée. », martèle-t-il sans pitié. Il promet que toute son équipe travaille d’arrache-pied pour rattraper leur retard. L’interview prend fin alors qu’il doit partir chercher ses enfants à l’école « Pour les emmener à leurs cours particuliers. Ils sont un peu cons mes mômes, surtout le petit dernier qui n’a pas la lumière à tous les étages, mais on s’en occupe ». Trop franc Steven, trop franc. P.

Comme un arbre dans la ville

Iceflake Studios, (Surviving The Aftermath), le nouveau studio en charge de City Skyline 2, après que Colossal Order se soit fait retirer le bébé par Paradox pour mauvais traitement, commence son opération « soins et relooking » du jeu. Une toute nouvelle interface plus claire, des retouches sur le cycle jour/nuit, un système de nuages retravaillé, tout cela devrait arriver mi-février, et n’être que le début de tout un tas de patchs correctifs. C’est louable, mais, après tout ce temps perdu, suffit-il de rénover le parc municipal de à Mulhouse pour en faire une ville agréable ou est-ce trop peu et trop tard ? P.

Comme un arbre dans la ville

Iceflake Studios, (Surviving The Aftermath), le nouveau studio en charge de City Skyline 2, après que Colossal Order se soit fait retirer le bébé par Paradox pour mauvais traitement, commence son opération « soins et relooking » du jeu. Une toute nouvelle interface plus claire, des retouches sur le cycle jour/nuit, un système de nuages retravaillé, tout cela devrait arriver mi-février, et n’être que le début de tout un tas de patchs correctifs. C’est louable, mais, après tout ce temps perdu, suffit-il de rénover le parc municipal de à Mulhouse pour en faire une ville agréable ou est-ce trop peu et trop tard ? P.

Jade low

Fawzi Mesmar, le réalisateur de Beyond Good and Evil 2, nous rassure suite au plan soci… à la restructuration d’Ubisoft, avec un message sur Linkedn : « Moi-même, mon équipe et notre projet Beyond Good and Evil 2 ne sommes pas affectés par ces changements. ». Le jeu échappe donc à la vague d’annulation, est se retrouve intégrée à la quatrième des cinq « maisons créatives ». Si vous voulez mon avis, je pense juste qu’Ubi à totalement oublié que Fawzi bossait sur cette arlésienne avec Gégé et Bernard, dans leur petit bureau paumé sous les escaliers et qu’ils vivent désormais  dans la peur d’être découvert par un Yves Guillemot parcourant les couloirs vides à la recherche d’économies possibles. P.

Agence aucun risque

En bons lecteurs de Canard PC, vous n’êtes pas sans savoir que le Fonds Public d’Investissement saoudien a récemment quécro Electronic Arts pour la bagatelle de 55 milliards de dollars. Tout ça est bien beau, mais, outre-Atlantique, une partie de la classe politique se demande si cette histoire est bien raisonnable. Plus de 40 membres du Congrès américain ont ainsi écrit une lettre au dirigeant de la Federal Trade Commission (l’agence de régulation habilitée à décider si, en effet, c’est bien raisonnable) pour l’inviter à jeter un coup d’œil aux nombreux risques que ce rachat pourrait faire peser sur l’emploi et sur la compétitivité de l’industrie étatsunienne du jeu vidéo. À n’en pas douter, le patron de la FTC (nommé par Donald Trump) va regarder avec la plus grande indépendance le bien-fondé de ce deal dans lequel Jared Kushner (gendre de Donald Trump) a de nombreuses billes. K.

Télex

Après la restructuration et le retrait du télétravail, qui ne passe déjà pas auprès de la représentation syndicale, Ubisoft annonce une suppression de 200 postes au siège francilien de Saint-Mandé. Les syndicats aussi ont une annonce de leur cru : une grève monstre du 10 au 12 février. K.

Avec des amis comme ça…

Les spots promotionnels aux Game Awards coutent cher, en particulier celui qui est diffusé juste avant la révélation du jeu de l’année. Tout le monde fut donc déconcerté quand, à ce moment précis de la précédente cérémonie, Geoff « à la minute » Keighley a présenté Highguard, un hero shooter en free to play bizarre au lieu de, je ne sais pas, GTA 9. La bande-annonce ayant été très mal reçue par le public, les développeurs essayent d’arrondir les angles dans une interview pour Kotaku. Non, ils n’ont pas recouvert Geoff d’or, mais ce dernier, qui les aime bien, leur a proposé la place gracieusement. Eux qui voulaient initialement « une sortie surprise » semblent ne pas avoir su dire non et doivent désormais gérer la mauvaise image d’un potentiel nouveau Concord. Bon courage en tout cas pour inverser la tendance : sorti le 26 janvier, le jeu se fait étriller dans les avis Steam. K.

Recompile poils

En 2024, un certain Wiseguy plie le game en publiant un outil magique qui prend une ROM Nintendo 64 d’un côté et recrache du code en C de l’autre. Un processus ouvrant la voie aux portages PC (avec 4K, 120 FPS, ray tracing, mods et tout le tralala) qui, auparavant, demandait à plusieurs experts de rester concentrés très fort pendant littéralement des années pour être complété à la main. Cette percée a entretenu les espoirs que ce procédé jusque-là si lourd puisse bénéficier à autre chose que les Mario et les Zelda. Et c’est ainsi que, sans prévenir, Wiseguy s’est pointé comme une fleur le 24 janvier pour annoncer Banjo-Recompiled, la recompilation du Banjo-Kazooie de 1998. Bien entendu, il vous faudra une ROM obtenue de manière légale (je vous fais une confiance aveugle) pour pouvoir profiter de ce qui se présente comme la version définitive de ce classique. K.