Menu

Aucun menu défini dans le customizer.

Loot rage au tribunal

Quand on regarde l’actualité étatsunienne en ce moment, on a l’impression que les seules bonnes nouvelles nous viennent de New York. Et, oui, une simple vidéo de bébou Zohran Mamdani qui, par surprise, marie en personne des jeunes couples avec le plus lumineux des sourires, j’appelle ça une bonne nouvelle, OK ? Sinon, autre news qui donne le smile, c’est la décision de la procureure générale de la grande pomme, Letitia James, d’attaquer Valve en justice pour promotion de jeu d’argent illégal et risques de créer de l’addiction chez les enfants via les loot boxes (comme celles qu’on peut trouver dans Counter Strike 2). C’est loin d’être la première fois que Valve se retrouve sur le banc des accusés en la matière et, bien que j’apprécie Steam, je ne serais pas contre une tape supplémentaire sur les doigts, voire, idéalement, une jurisprudence plus ferme à l’échelle nationale. K.

Télex

L’anecdote qui me fera toujours sourire : une des premières traductions officielles de Wolverine a été « Le Glouton » avant qu’on ne se ravise pour quelque chose de moins amène. Mais celle qui vous fera sourire : apprendre que le jeu d’Insomniac a enfin une date de sortie, celle du 15 septembre. K.

On perd le Nord

Ça sentait déjà moyennement bon pour Bigben quand, le 17 janvier, l’entreprise lilloise avait annoncé son incapacité à rembourser un emprunt dont le reliquat s’élève à près de 60 millions d’euros et dont l’échéance était prévue au 19 janvier. La conséquence directe est désormais tombée, lourdement et promptement, du côté de l’éditeur et fabricant d’accessoires Nacon, détenu aux trois quarts par Bigben, qui se déclare en cessation de paiement et qui place maintenant son destin entre les mains du tribunal de commerce de Lille. Ce dernier a un an et demi pour ménager la chèvre des créanciers qui veulent revoir leur argent et le chou de la sauvegarde d’un maximum d’emplois, en particulier parmi les nombreux studios concernés, comme Kylotonn (Test Drive Unlimited), Cyanide (Styx) ou Spiders (Greedfall). L’industrie française du jeu vidéo est décidément dans une forme olympique. K.

Resident Evil Requiem

C’est une question qui revient à chaque fois qu’un nouvel épisode de la franchise sort : qu’est-ce qui fait d’un Resident Evil un Resident Evil ? Est-ce que ce sont les phases horrifiques oppressantes où vous vous retrouvez à vous cacher sous le premier lit venu parce que vous êtes à court de balles ? Est-ce que ce sont les phases d’action où vous incarnez un héros à la Leon Kennedy, qui enchaîne les répliques cinglantes et les backflips même lorsque ce n’est absolument pas nécessaire ? Est-ce que ce sont les combinaisons d’herbes vertes, les ennemis qui vous déchirent le corps en deux, les inventaires réduits, les clés à tête de serpent à insérer dans des serrures à trois trous ? Est-ce que c’est plutôt un scénario en roue libre, avec des histoires de trafic d’armes biologiques et de complots mondiaux ? Dans ce cas précis, il n’y a pas vraiment de doute : Requiem est bel et bien un épisode de Resident Evil, qui coche toutes les cases du bingo.

Adieu l’EVO, vache, cochon, couvée

Ça y est, c’est fait. Qiddiya, l’entreprise saoudienne soutenue par l’inénarrable Fonds d’Investissement Public, annonce qu’elle est désormais la seule et unique détentrice de l’EVO, une des plus grandes compétitions de jeux de combats au monde. Je ne vais pas vous rappeler encore une fois que l’Arabie Saoudite souffre d’une fièvre acheteuse aiguë pour tout ce qui se rapporte de près ou de loin au jeu vidéo. L’esport en particulier, et tout le sportswashing que cela implique, intéresse en particulier le royaume. Il y a quelques années, il rachète l’entreprise RTS, qui détient alors les droits sur l’EVO, conjointement avec la société indienne Nodwin Gaming, avant que cette dernière ne se retire en 2026. La nouvelle qui n’étonne personne reste malgré tout froidement reçue par la scène concernée qui a vu énormément de ses top players boycotter cette compétition. K.

Télex

Ubisoft continue d’augmenter ses chances de sortir un jeu, un jour, peut-être, en appliquant la stratégie imparable de virer ceux qui les font. Cette fois, c’est le studio de Toronto, occupé sur un remake du premier Splinter Cell, qui se sépare de 40 employés sur les 500 qui le composent. K.

Attrapez-les tous (les clients, pas les Pokémon)

Savez-vous combien il y a de Pokémon différents ? Plus d’un millier, répartis sur neuf générations de jeux. Maintenant que la licence est devenue une énorme cash machine, il convient de viser juste pour ceux qui la pilotent : à savoir ceux qui étaient enfants dans les années 1990 et qui ont, aujourd’hui, de la nostalgie et du pouvoir d’achat. Ainsi, The Pokémon Company annonce l’arrivée sur Switch d’une version émulée de Pokémon Rouge Feu et Vert Feuille, les remakes Game Boy Advance de 2004 des versions Rouge et Bleue sorties sur Game Boy en 1996. Des portages stand-alone à 20 euros pièce (!), exclus du catalogue GBA (!!), compris dans le Nintendo Switch Online, qui représentent la cinquième fois (!!!) que les versions originelles ont droit à une ressortie sous une forme ou une autre. Après tout, si les gens continuent de payer pour la même chose, à quoi bon les décevoir ? K.

File, Spencer

Vous le savez, tout est une Xbox. Votre PC ? Une Xbox. Votre frigo connecté ? Une Xbox. Votre lettre de démission ? Une Xbox aussi. C’est ainsi que Phil Spencer, après quasi 40 ans de bons et loyaux services, a déposé sa Xbox de la tête de la division jeux vidéo de Microsoft. Il n’est d’ailleurs pas le seul, puisque Sarah Bond met aussi les voiles, deux ans et demi après son arrivée en poste à la tête de la division Xbox. La nouvelle boss du gaming chez Microsoft s’appelle Asha Sharma, une des principales architectes de la très influente stratégie IA de l’entreprise. Autant vous dire que le message envoyé est particulier. Un signal dont elle a d’ailleurs conscience, puisque dans un email adressé aux employés, elle insiste sur le fait qu’elle ne cherche pas à « courir après les profits à court terme ou à inonder l’écosystème avec de l’IA slop sans âme ». Les belles paroles ? Une Xbox. K.

The Elders Scrolls VI : fidèle à ses origines

Sans surprise, Bethesda révèle par la voix de l’inévitable Todd Howard que The Elder Scrolls VI utilisera une version améliorée du Creation Engine, déjà employé sur Starfield, Fallout 76, Fallout 4 et Skyrim. Pourquoi ne pas avoir choisi l’Unreal Engine, que semblent plébisciter les grosses productions actuelles (STALKER 2, Kingdom Come : Deliverance 2, Black Myth : Wukong, Arc Raiders, etc.) et qui a même été exploité sur le récent remaster d’Oblivion ? Probablement parce que le Creation Engine, que Bethesda peaufine depuis près de 15 ans, offre des possibilités de modding incomparables, et que cette particularité a fait tout le succès de l’increvable Skyrim. À part ça, The Elder Scrolls 6 n’a toujours pas de date de sortie. A.

Unreal Tournament 2004 est toujours vivant

Personnellement, j’étais plutôt Quake 3 Arena. Mais, si vous avez fait partie de ces brebis égarées qui, au début des années 2000, considéraient qu’Unreal Tournament 2004 était le meilleur jeu de shoot multi de sa génération, sachez que le jeu vient d’être patché 22 ans après sa sortie. La communauté OldUnreal, avec la bénédiction d’Epic Games, vient de publier le patch 3374, que vous pouvez appliquer à la version gratuite et parfaitement légale d’UT2004 disponible au téléchargement sur OldUnreal.com (il y a un installeur automatique, c’est très bien fait). Le jeu tourne désormais à la perfection sur les machines actuelles, sous Windows, Mac OS, Linux, avec un moteur graphique modernisé, et vous donnera la joie de revivre, l’espace d’un instant, cette époque dorée où Fortnite n’avait pas encore ravagé la civilisation occidentale. A.