Menu

Aucun menu défini dans le customizer.

Qui l’eût recrute

Savez-vous qui a bientôt l’âge de boire de l’alcool et de voter aux élections ? Si vous aviez répondu « l’annonce initiale du développement de Beyond Good and Evil 2 », bravo : vous êtes une personne excessivement bizarre, mais vous avez également raison. Alors qu’on n’a pas eu de nouvelles concrètes du projet depuis 2018 et que, étant données les perspectives peu reluisantes d’Ubisoft en ce moment, on attend davantage une annulation en bonne et due forme qu’autre chose, figurez-vous que le corps bouge encore. Sur le site de l’éditeur, plusieurs offres d’emploi sont apparues pour des missions spécifiquement consacrées à cette suite. Ainsi, si votre domaine de compétence est le sound design, le quest design ou la programmation réseaux et que vous avez envie de vous lancer dans une cause perdue, ou dans de la nécromancie, c’est peut-être votre chance qui se présente là. K.

Constance

C’est bon ? Vous vous êtes remis de Silksong ? Ou pas, d’ailleurs, puisque pas mal de gens ont trouvé sa difficulté à la limite de l’injustice. Pour ceux qui ont recouvré leur appétit de metroidvania, pourquoi ne pas donner sa chance à Constance, ce nouveau représentant du genre qui nous vient d’outre-Rhin ?

On achève bien les (hommes tout nus à masques de) chevaux

Le 2 décembre prochain, le jeu d’horreur surréaliste Horses sortira sur itch.io, Epic ou encore GOG – mais pas sur Steam, dont il a été banni, au grand dam du studio Santa Ragione qui y voit la perte de 75 % de ses potentielles ventes sur PC. Fait important à signaler : on y incarne un jeune agriculteur qui passe 14 jours dans une ferme, où il aura notamment l’occasion de croiser des êtres humains à poil qui portent des masques de chevaux et sont traités comme du bétail. Ce dernier point n’a pas exactement plu à Steam, lequel a invoqué le fait que le jeu présentait une scène qui « pourrait représenter une forme de conduite sexuelle impliquant un mineur ». Les indications de Steam sont vagues, mais les développeurs pensent qu’une scène du jeu en cours de développement (depuis supprimée) dans laquelle une jeune femme monte sur les épaules d’une femme nue à masque de cheval pourrait en être la cause – une scène qui « n’était en aucun cas sexuelle », selon l’un des fondateurs du studio. ER.

Génération générative

Comment se démarquer dans une industrie où des jeux sortent à la pelle,  et où tous les studios cherchent tant bien que mal à attirer l’attention de joueurs qui ont tous pour point commun d’avoir un backlog de plusieurs kilomètres et seulement 24 heures dans une journée ? Pour plusieurs développeurs indépendants récemment interviewés par The Verge, la réponse est toute trouvée : préciser, à l’aide d’un sceau officiel, qu’aucun élément de leur jeu n’a été réalisé à l’aide d’une IA générative – ce qui, il faut bien l’avouer, se fait de plus en plus rare aujourd’hui (l’article revient également sur la position de Nexon, Ubisoft et Krafton, qu’on pourrait grossièrement résumer à « l’IA générative est une révolution pour le jeu vidéo et ce serait tout de même dommage de se poser des questions éthiques avant d’y recourir »). ER.

Q-UP

Ça y est, on a enfin trouvé. Après des décennies de recherches, on a découvert la solution miracle qui va faire de l’e-sport un phénomène mondial et incontournable : le pile ou face. Le postulat a l’air idiot, mais, quand on sait que Q-UP est issu des cerveaux taquins et incrémentaux des créateurs d’Universal Paperclips, on comprend qu’on est parti pour un vrai ride.

Le règne Reanimal

J’ai été un peu déçue par le Little Nightmares III de Supermassive, mais dans mon cœur, le vrai Little Nightmares III est en réalité Reanimal, le prochain jeu des développeurs de Tarsier Studios, qui étaient à l’origine de la licence avant de devoir la céder à la suite de leur rachat par THQ Nordic. Ce dernier vient enfin d’avoir une date de sortie : le 13 février 2026, et si vous êtes trop impatient, sachez qu’il y a déjà une démo dispo sur Steam, PS5 et Xbox Series. On peut y découvrir les 30 premières minutes de ce jeu d’aventure en coop’ à l’ambiance horrifique ultra prometteuse, ce qui m’a suffi pour avoir trois jumpscares. Le premier, en découvrant que les deux personnages principaux pouvaient parler, ce qui est quasiment une première pour le studio ; le deuxième, en me faisant courser par une espèce d’homme-limace à un endroit où je pensais être en sécurité ; le troisième, en foirant une phase d’infiltration face à un gigantesque Slender Man à chapeau. Autant dire que ça promet. ER.

Télex

Dès que je vois une actu tomber au sujet d’Avatar, mon petit cœur frémit, car je me dis que ça y est, on a peut-être enfin le droit à un troisième sketch du SNL avec Ryan Gosling qui incarne un type obnubilé par le fait que la franchise utilise la typographie Papyrus pour son logo. Désolée de vous décevoir, mais non, c’est juste le jeu Frontiers of Pandora qui aura le droit à un autre DLC intitulé « D’entre les cendres », prévu pour le 17 décembre. ER.

Le salon Discord de la discorde

Le collectif People Make Games vient de sortir une vidéo édifiante, dans laquelle leur journaliste Chris Bratt s’est entretenu avec certains des 34 employés de Rockstar qui viennent d’être licenciés – pour « faute grave » selon le studio, qui estime que les salariés ont fait fuiter des informations confidentielles sur GTA VI, pour « répression antisyndicale » selon les concernés, qui faisaient tous partie d’un salon Discord privé dédié aux activités syndicales de l’entreprise. On y voit une partie des messages qui ont été portées à l’attention de Rockstar, dans laquelle aucun détail confidentiel portant sur GTA VI ne semble avoir été révélé : la majorité des discussions portent sur leurs conditions de travail (ce qui paraît plutôt important au sein d’un studio qui a déjà été épinglé sur sa culture du crunch). On y apprend aussi que Rockstar a fait supprimer un canal de discussion sur le Slack de l’entreprise, simplement parce qu’il était considéré comme un frein à la productivité de ses employés. Rendez-vous compte : les gens pouvaient y échanger autour de sujets divers comme leur animal de compagnie, les dernières sorties ciné ou leurs loisirs. C’est quoi l’étape suivante ? Une machine à café autour de laquelle les employés pourront discuter d’autre chose que de leur boulot ? Ce monde marche vraiment sur la tête. ER.

Toujours plus près des étoiles

Je sais que vous êtes un paquet à avoir l’excellent jeu de survie/construction spatiale Astroneer dans votre bibliothèque Steam, alors j’ai deux bonnes nouvelles. D’abord, près de dix ans après sa sortie, et après avoir été généreusement amélioré par ses développeurs durant cette période, une grosse extension à 10 €, Megatech, vient de sortir et rajoute une tonne de contenu supplémentaire (bio-dômes, plateformes orbitales, nouveaux items etc.) à ce jeu déjà bien fourni. Ce qui devrait être parfait pour patienter en attendant sa suite, Starseeker. Elle reprendra le style graphique de son prédécesseur et nous enverra cette fois-ci explorer des planètes (toujours en solo ou en coop) à bord d’un gros vaisseau spatial customisable. Ça file tout de suite dans ma petite liste des jeux les plus attendus de 2026. A.

Noël : la fête des micro-transactions

Moi, quand j’étais minot, à Noël, j’avais une mandarine et un poster de François Mitterrand. Ça ne m’empêchait pas d’être heureux. Mais les jeunes d’aujourd’hui, ça ne leur suffit plus. D’après l’ESA, 43 % des enfants américains comptent, cette année, demander au père Noël de l’argent virtuel à dépenser dans leur jeu vidéo favori. J’imagine que ce sera pour tout claquer en skins Fortnite ou en t-shirts NBA 2K. La même enquête indique que 58 % des gamins souhaiteraient jouer plus souvent aux jeux vidéo avec leurs parents, ce qui est vraiment mignon. Si vous avez un gosse qui demande de l’argent virtuel pour Noël, je vous conseille donc de le défoncer en LAN sur Europa Univeralis V tous les mercredis pour lui faire comprendre que non, Mattéo, claquer des piécettes virtuelles dans Roblox n’est pas un projet de vie. A.