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Cagoules n’Ghosts

Un scoop révélé par Game File‘s, qui nous apprend qu’un jeu Ubisoft a été annulé, de peur de susciter la controverse. Sans doute un thème clivant, comme on dit, un sujet sur lequel les opinions se divisent, mais se comprennent. Voyons voir : un jeu Assasin’s Creed, dans lequel on aurait joué un ancien esclave noir revenant dans le Sud profond pour aller décimer le Ku Klux Klan. Ouhla, je comprends, la question de savoir si posséder des esclaves et pendre des noirs est une mauvaise chose est compliquée. En gros, le studio a pris peur juste après la tentative d’assassinat de Donald Trump et les huiles ont décidé que le climat politique américain n’était pas favorable. Vous verrez que dans quelque temps, on en viendra à se demander si la série des Wolfenstein, quelque part, n’est pas un appel à la haine anti-nazi. P.

Holstin

En l’espace d’une grosse heure passée sur la nouvelle démo de Holstin, j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec une scientifique dépressive dans les toilettes d’une gare, de tracer en Fiat 126 sous la pluie, de combattre des atrocités ambulantes au pied-de-biche et de me faire insulter en polonais. Mais il y a encore bien d’autres raisons pour lesquelles Holstin ne ressemble pas à un jeu comme les autres.

Fort Fort Lointain

Des nouvelles du monde merveilleux du chômage, avec la fin de la série YouTube « Far Lands or Bust » de Kurt J. Mac. Une série en plus de 800 épisodes relatant son voyage vers le bord du monde, sur une ancienne version de Minecraft. Dans celle-ci, à environ 12 550 821 blocs du centre, un bug de génération procédurale produit un paysage déformé, un mur, que Notch avait surnommé le « Far Lande, avant de préciser : « Marcher aussi loin prendra beaucoup de temps. », considérant « impossible d’atteindre ces terres lointaines », ce qui sonne comme un défi à ne jamais lancer à internet. Il n’est pas le premier à atteindre cette limite, mais son voyage est désormais reconnu comme le plus long, sa série de vidéos YouTube ayant duré… 14 ans ! Espérons qu’il trouve un nouveau défi à sa hauteur, comme, je ne sais pas, disons tenir une conversation philosophique sur un chat de Call of Duty. P.

Sans fleurs ni couronnes

C’est officiel : Kingmakers, le jeu qui promettait de résoudre la guerre de Cent Ans avec un fusil d’assaut, est repoussé indéfiniment. Le studio Redemption Road, dans un élan de lucidité rare, a déclaré qu’il ne voulait pas « faire payer les joueurs avant de se sentir bien avec ça ». Traduction : « On a foutu trop de trucs dans le moteur, ça fume. » Le jeu devait simuler des batailles avec des dizaines de milliers de soldats, chacun doté d’une IA digne d’un AAA. Résultat : l’Unreal Engine 4 est en PLS, et les développeurs refusent de sabrer des features juste pour « sortir vite ». C’est la deuxième fois que Kingmakers est repoussé. On serait mauvaise langue que nous dirions que les dev ont eu les yeux plus gros que le ventre. Mais ce n’est pas notre style, contentons nous d’espérer que ce retard soit reculer pour mieux sauter. Au moins, Redemption Road promet de montrer très vite du gameplay et les mécaniques en profondeur, bientôt. Espérons que cela soit au moins aussi profond que ma déception. P.

EA Sports FC 26

« J’étais sobre depuis presque un an et je m’étais juré de ne jamais retomber. Il faut avoir le courage de regarder la réalité en face maintenant : oui, j’ai replongé », écrivait Noël Malware il y a quelques années, au sujet d’Elden Ring. Ces mots sont aussi les miens, mais pas pour une production FromSoftware, un studio que, pourtant, j’aime à la folie. Ma passion, c’est une passion sale. Et comme toutes les passions sales, elle tient en trois lettres. LSD, MTD, MET ? Non, FUT. 

Ghost of Yōtei

Même en lambeaux d’étoffe, Atsu porte le vêtement le plus pur : le désir de vengeance après la jeunesse enfuie, la revanche prise dans la chair de l’autre. La Japonaise, après avoir vécu sa tragédie, puis l’exil, reprend les routes de l’île au nord de l’Archipel. Nous l’appelons Hokkaidō, ils l’appelaient Ezo. Là-bas, la neige est une vieille camarade. Elle connaît Atsu depuis des années, et s’allonge inépuisable sur des terres septentrionales qui ont échappé à la consommation des siècles. Un monde ineffable et sacré pris dans un éclat glacé, dont l’épicentre est le mont Yōtei.