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La serveuse automate

Roblox, le bac à sable numérique où des enfants de neuf ans apprennent la force de vente en fourguant des casques à paillettes pour 12 €, vient d’annoncer — ô surprise — un « investissement massif dans l’intelligence artificielle ». Objectif : permettre aux créateurs de générer des jeux à la volée, sans coder, sans modéliser, sans réfléchir. Bref, le rêve du stagiaire marketing. Pendant ce temps, les controverses s’accumulent : modération en carton, contenus douteux, et une base d’utilisateurs plus jeune que l’âge légal pour lire les CGU. Mais Roblox s’en fiche : avec 111 millions d’utilisateurs quotidiens, soit plus que le nombre de gens qui savent ce qu’est le mot « éthique », le succès emporte toute question morale loin, très loin. L’IA va tout régler, paraît-il, même si la plateforme ressemble de plus en plus à un centre commercial géré par de jeunes cadres sous amphétamines. P.

l’abonne du curé

Pete Hines, ex-pape du marketing chez Bethesda, l’affirme : les modèles d’abonnement comme Xbox Game Pass « ne valorisent pas correctement les développeurs ». Traduction : les studios filent leurs jeux à prix cassé, pendant que les plateformes engrangent les abonnés comme des Pokémon. Hines évoque des décisions « court-termistes » et un écosystème où les créateurs sont les dindons de la farce. Même Shannon Loftis, ex-VP chez Xbox, confirme : sans microtransactions post-lancement, un jeu sur Game Pass, est plus proche du bénévolat de luxe. Microsoft vient tout juste d’annoncer un chiffre d’affaires de 5 milliards de dollars l’an passé, je me demande vraiment dans la poche de qui on pourrait trouver cet argent manquant qui permettrait de rémunérer correctement les développeurs… mystère mystérieux. P.

Lost Soul Aside

C’était il y a quelques heures, peut-être plus, peut-être moins. J’ai déposé la manette sur un coin de table sans même prendre le temps d’éteindre l’écran, puis je suis parti me faire un café serré. Dans le fond de la tasse, à peine tiède, un liquide noir comme un trauma. J’avais laissé derrière moi ma sœur Louisa, la résistance, mes amies, la Capitale, mon pays, le destin de l’humanité. Tout, vraiment tout. Et je n’en avais rien à foutre.

Lost Soul Aside

C’était il y a quelques heures, peut-être plus, peut-être moins. J’ai déposé la manette sur un coin de table sans même prendre le temps d’éteindre l’écran, puis je suis parti me faire un café serré. Dans le fond de la tasse, à peine tiède, un liquide noir comme un trauma. J’avais laissé derrière moi ma sœur Louisa, la résistance, mes amies, la Capitale, mon pays, le destin de l’humanité. Tout, vraiment tout. Et je n’en avais rien à foutre.

Burne after reading

Dans le second épisode du documentaire de Noclip, qui a suivi l ‘équipe de MachineGames pour filmer le développement de leur série Wolfenstein, on apprend une information totalement inutile, donc indispensable. Dans une scène du jeu, le personnage principal se retrouve face à Hitler, lors d’un tournage de film de propagande. Dans cette scène, le Furher urine par terre, et le directeur du studio explique qu’ils ont pensé un moment à montrer son zigouigoui, une drôle d’idée dont il avoue que :“c’était un peu excessif, alors nous avons décidé de l’abandonner. ». Moi, je pense que c’était juste une feinte pour économiser des asset graphique, sachant qu’il est de notoriété publique (et sans doute vrai) qu’Adolph n’avait qu’une baluche. P.

Shinobi : Art of Vengeance

Joe Musashi est de retour. Et il est colère, avec les veines qui sortent du cou et tout et tout. Et comme tout bon ninja, il ne prononce pas un mot, il tranche. Dans Shinobi : Art of Vengeance, notre président du club des muets énervés distribue baffes, shurikens et regards noirs dans un jeu qui sent l’encre de Chine et la vengeance rétro.

Better Call Saul

Dans la collection « Ryan à une mauvaise idée », je vous présente Ryan Daly. Ancien propriétaire de Modded Hardware, un site qui vendait des Switch modées pour faire tourner des versions pirates de jeu, il avait pourtant trouvé un bon accord avec Nintendo en mars, nous rappelle le site Kotaku. La firme japonaise avait accepté de lui foutre la paix à la simple condition qu’il cesse son business illico. Mais Ryan est têtu (et con) et s’est d’abord dit « Boaf, et si je continuais un peu ? ». Résultat ? Procès bien entendu, Nintendo et son gang d’avocats aiguisant leurs katanas. C’est là que Ryan à une mauvaise idée : « Et si je me défendais tout seul ? Voilà qui me paraît malin ». Après ses réponses, pourtant rédigées après avoir revu toutes les saisons de Perry Mason et d’Ally McBeal, Ryan doit donc fermer son site, payer deux millions de dollars et ne plus jamais s’approcher du monde du modding. Ne ratez pas « Ryan fabrique lui-même son parachute » et « Ryan soigne son glaucome avec du tilleul ». P.

Herdling

Vous savez ce qui est pénible avec nos métiers de cadres supérieurs dans la presse ? C’est que, malgré nos salaires à six chiffres (en roubles), il y a une perte de sens. Comme beaucoup, nous voulons reconnecter avec la vraie vie, la nature, la poésie des choses simples. Un sentiment qui fait vite oublier que la vraie vie des vraies gens, c’est chiant.