Fugleramme – Le cadre qui dessine les oiseaux qu’il entend
Je ne sais pas si vous avez déjà vu passer le truc, mais
est un cadre à accrocher qui affiche les oiseaux qui passent dans votre jardin. Et en plus, c’est vachement joli parce que c’est fait comme un collage de planches naturalistes du XIXe siècle, où chaque oiseau dessiné correspond à une espèce que le micro installé dehors a réellement entendue chanter.
Apparaissent ainsi tous les oiseaux entendus dans les dernières 24 heures, jusqu’à 40 espèces sur la page, arrangés en spirale avec les plus gros au milieu. Et la taille de chaque bestiole n’est pas décorative, puisqu’elle vient de sa masse corporelle réelle, tirée de la base AVONET.
Après si vous êtes en ville et que rien ne chante dans le quartier (snif), la page dessinera juste une branche nue.

Derrière ce cadre, on retrouve deux logiciels. Le premier, vous le connaissez, c’est mon chouchou
qui fait tout le boulot d’écoute et de reconnaissance, avec le modèle BirdNET que signent le
et l’université de Chemnitz. Le second logiciel s’appelle Fugleramme, et lui se contente d’interroger son API, d’associer chaque espèce à son illustration et de composer la page. Il ne redessine d’ailleurs l’image que quand la liste des oiseaux bouge, ce qui évite de faire clignoter un panneau e-ink à longueur de journée. Ah, et une version est aussi disponible en mode web si vous voulez regarder où vous en êtes depuis votre smartphone, ou si vous voulez l’afficher depuis un écran classique.
Par contre, BirdNET n’est pas infaillible et il vous collera parfois un oiseau qui n’a jamais mis une aile chez vous. Donc ne flippez pas si vous vous retrouvez avec un ptérodactyle ou une autruche. Ça se corrige sans douleur du côté de BirdNET-Go, en lui donnant vos coordonnées géographiques et en remontant les seuils de reconnaissance.

Le collage servi en direct par le cadre de l’auteur à Bergen, avec l’oie cendrée et le héron au centre
Côté matos, comptez un Raspberry Pi 5 avec son refroidisseur actif (non négociable, vu que le classificateur tourne en continu), un panneau Inky Impression 13,3 pouces, et un micro, avec sa carte son USB si vous prenez l’analogique qu’il recommande, parce que le Pi n’a pas d’entrée audio. N’importe quel micro USB marche aussi.
Et pour le cadre, l’auteur recommande le RÖDALM 21×30 d’IKEA, parce que le Inky Impression fait exactement une taille A4. Voilà… Si ça vous chauffe, prévoyez quand même un peu de budget parce que le plus cher, c’est l’écran, à un peu moins de 200 euros chez Pimoroni, et l’addition complète tourne entre 380 et 450 euros.
Pour l’installer sur le Pi, une seule commande :
curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/arnegiacomo/fugleramme/main/install.sh | bash
Le script vous demandera ensuite où installer BirdNET-Go, clonera le dépôt, installera ce qui manque, lancera le cadre en service systemd et demandera un reboot. Donc si une station écoute déjà ailleurs sur le réseau, vous lui donnez son adresse et le cadre peut s’accrocher à l’autre bout de la maison. Et si ça vous saoule d’acheter un écran e-ink rien que pour ça, une image Docker fera tourner, comme je vous le disais plus haut, un kiosque web qui vous affichera les piafs sur n’importe quel écran.
En tout cas, je ne sais pas pour vous, mais moi, je trouve ça super “chouette” comme élément de décoration.

Le code est sous licence MIT et c’est encore jeune, donc attendez-vous à croiser quelques bugs.
Merci à Lilian pour le partage !
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