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Une tablette de prison américaine ouverte à la scie

Le réparateur australien Hugh Jeffreys, connu pour ses vidéos de démontage et ses collaborations avec le site de réparation iFixit, a mis la main sur l’un de ces appareils que les prisons américaines louent à leurs détenus pour accéder à une poignée de services autorisés, et il a voulu savoir ce qu’on avait bien pu cacher à l’intérieur d’un objet aussi verrouillé.

Le résultat ne paie pas de mine, avec son boîtier en plastique opaque scellé hermétiquement, sa mousse de calage glissée à l’intérieur et sa finition que Jeffreys compare lui-même à un bricolage de travaux manuels de lycée, le tout censé pensé pour tenir le choc dans un environnement carcéral.

Quand l’IA écoute et analyse les appels de millions de détenus américains

Securus Technologies
, le géant des télécoms pénitentiaires (il en faut…), vient de déployer un système d’intelligence artificielle destiné à analyser automatiquement les communications des détenus. Quand je dis communications, on parle des appels téléphoniques, des messages, des emails, voire des appels vidéo et le but c’est de repérer des conversations où des crimes pourraient être envisagés ou planifiés, puis signaler ces passages à des agents humains.

Le modèle a notamment été entraîné sur 7 années d’appels du système pénitentiaire du Texas et comme Securus est l’un des plus gros fournisseurs du pays, son IA s’appuie sur un volume colossal de données captées dans les prisons, et autres centres de détention ICE. Les détenus, qui n’ont généralement aucune alternative pour parler à leurs proches, sont bien sûr prévenus que leurs communications sont enregistrées… mais pas forcément que ces enregistrements servent aussi à entraîner des modèles d’IA…