Cataclysm: Dark Days Ahead – 13 ans de survie post-apo
Imaginez un jeu où vous pouvez crever de faim, de soif, d’hypothermie ou d’une simple coupure infectée… tout ça pendant la même partie. Bienvenue dans Cataclysm: Dark Days Ahead (CDDA pour les intimes. Oui, comme le logiciel pour ripper des CDs de quand on était jeune. ^^), un roguelike de survie post-apocalyptique open source qui assure depuis 13 ans et continue de s’étoffer à toute vitesse.
Pour vous resituer le truc, le Cataclysm original a été lancé initialement par un dev surnommé Whales, qui a fini par lâcher le projet vers 2012. Alors en 2013, une bande de passionnés a repris le flambeau sous le nom CleverRaven et ne l’a jamais reposé. La dernière release stable, la
0.H “Herbert”
, date quand même un peu puisqu’elle est sortie le 23 novembre 2024.
Mais peu importe car c’est pas un petit roguelike tranquille à votre papi. CDDA, c’est de la simulation post-apo éprouvante. Y’a la faim, la soif, la température corporelle, le moral, les maladies, les mutations, les bioniques à implanter, les addictions à gérer. Bref, tout ce qui peut mal tourner va mal tourner, un peu comme dans votre vraie vie. Rien ne vous est épargné.
Le hic, c’est que dans ce jeu, la “permadeath” est absolue, donc la moindre bêtise vous ramène à la case zéro. Et attention, avec la config par défaut, les premiers jours d’une partie débutant finissent quasi tous dans le sang. La courbe d’apprentissage est raide comme un mur.
C’est volontairement brutal, un peu à la manière d’un Rimworld je trouve.
Le plus dément dans CDDA, c’est la profondeur du crafting. Il y a des milliers de recettes différentes, du sandwich au lance-flammes improvisé, sauf que chaque recette demande des outils précis et des capacités à faire évoluer pour réussir sans tout gâcher. Par exemple, avant de forger un couteau potable, faut d’abord trouver une enclume ou bricoler une forge de fortune avec ce qui traîne.
Et côté véhicules, vous les construisez plaque par plaque, en arrachant des moteurs dans les bagnoles abandonnées. Comme ça, si vous vous bricolez un char post-apo et vous partez labourer une horde de zombies (si vous y arrivez ^^).
Côté vie sociale dans l’apocalypse, les PNJs ne sont plus des objets du décor depuis quelques versions. Par contre, faut gagner leur confiance avant de pouvoir les embarquer avec vous. Vous pourrez alors les recruter, les former, les soigner, leur assigner des tâches dans votre base. C’est un petit Fallout turn-based sans la narration scriptée. Franchement, j’trouve ça dingue qu’un projet maintenu bénévolement ait ce niveau de détail ! Y a de quoi rester bouche bée.
Côté install, le jeu tourne sur Windows, Linux, macOS et Android (via Google Play). La 0.H stable et les builds expérimentaux quotidiens sont dispos sur le site officiel de
Cataclysm: Dark Days Ahead
. Pour les bidouilleurs, tout le code est sur le
dépôt GitHub
, principalement en C++. Licence Creative Commons Attribution Share-Alike 3.0, donc libre de chez libre. Bref, zéro excuse possible.
Pour des roguelikes moins punitifs, j’ai déjà parlé de
Brotato
côté action ou d’
Untrusted
pour les devs. Sauf que CDDA joue dans la catégorie des simulations ultra-profondes à la Dwarf Fortress, celle où la courbe d’apprentissage ressemble plus à un mur qu’à une pente.
À vrai dire, 13 ans plus tard, y’a toujours pas de vraie alternative dans le genre. Bon, ça vaut le coup d’essayer. Bref, allez crever dignement dans le post-apo !

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