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Artemis III a son équipage, sa date et un petit problème, la mission n’ira pas sur la Lune

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Artemis III a son équipage, sa date et un petit problème, la mission n’ira pas sur la Lune

🕒 Publié le : 11/06/2026 à 06:38
 |  ✍️ Auteur : Vincent Lautier
 |  📚 Source : Les news de Korben

La NASA a présenté les quatre astronautes d’Artemis III, la fameuse mission censée ramener des humains sur la Lune. Sauf que celle-là n’y posera pas le pied.

Cap sur l’été 2027 pour deux semaines en orbite autour de la Terre, et non autour de la Lune. L’idée, c’est une répétition générale : tester les atterrisseurs lunaires en conditions réelles avant d’y risquer un équipage pour de bon. L’alunissage, lui, est repoussé à la mission suivante, Artemis IV, visée pour 2028.

Aux commandes, du lourd. Randy Bresnik, pilote d’essai déjà passé deux fois par la Station spatiale internationale, prend le commandement. À ses côtés, et ça fait plaisir vu d’Europe, l’Italien Luca Parmitano de l’Agence spatiale européenne occupera le siège de pilote. Frank Rubio, qui détient le record américain du plus long vol d’affilée avec 371 jours en orbite, et Andre Douglas, qui n’a encore jamais volé, complètent l’équipage.

Le déroulé de la mission vaut le détour. Trois lancements, deux amarrages, zéro alunissage.

Blue Origin, la société spatiale de Jeff Bezos, enverra d’abord à vide son atterrisseur Blue Moon, capable de patienter jusqu’à 90 jours en orbite. Les astronautes décolleront ensuite à bord de la capsule Orion, propulsée par la fusée géante SLS de la NASA, pour aller s’amarrer à ce Blue Moon et tester ses systèmes de survie. Un troisième tir expédiera enfin un Starship de SpaceX, la société d’Elon Musk, auquel l’équipage s’arrimera sans même y entrer, faute de quoi y respirer.

Voilà pour le plan sur le papier. La réalité, elle, vient de lui asséner un sacré coup.

Le 28 mai, la fusée New Glenn de Blue Origin a explosé pendant un essai au sol sur le complexe 36 de Cap Canaveral, son unique pas de tir. Les dégâts se voient depuis l’espace, et le souffle a carrément couché une tour paratonnerre. Or c’est justement cette fusée qui doit lancer l’atterrisseur Blue Moon.

Blue Origin promet de revoler avant la fin de l’année. Les spécialistes interrogés par Ars Technica, eux, tablent plutôt sur 12 à 18 mois de reconstruction.

Jared Isaacman, le nouveau patron de la NASA qui a lui-même ajouté cette répétition au programme, se dit malgré tout “extrêmement” confiant pour un vol en 2027.

Source :
ARS Technica

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