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Le code qui a posé Apollo 11 sur la Lune est libre d’accès sur GitHub

Actualités Automatisées

Le code qui a posé Apollo 11 sur la Lune est libre d’accès sur GitHub

🕒 Publié le : 13/04/2026 à 11:30
 |  ✍️ Auteur : Korben
 |  📚 Source : Les news de Korben

Le logiciel qui a piloté la descente du module lunaire Eagle le 20 juillet 1969 dort tranquillement dans un dépôt GitHub que n’importe qui peut cloner, lire, voire compiler chez soi. Deux gros paquets d’assembleur AGC : Comanche055 pour le module de commande, Luminary099 pour le module lunaire. Tout est dans le domaine public, puisque développé par la NASA.

Le dépôt
chrislgarry/Apollo-11
existe depuis 2016, mais il faut imaginer ce qu’il y a dedans : des dizaines de milliers de lignes d’assembleur écrites à la main entre 1965 et 1969, assemblées sur les mainframes d’époque, puis gravées physiquement dans de la mémoire tissée, la fameuse rope memory, par des ouvrières chez Raytheon qui cousaient le code à l’aiguille. Oui, cousaient, vous voyez le genre en illustration de cet article, ou la photo ci-dessous signée
Martin Hertig
.

Le travail de numérisation vient de Paul Fjeld, du MIT Museum et de Ron Burkey, qui dirige le projet Virtual AGC depuis des années. Ils ont scanné et corrigé à la main les listings papier conservés au musée, avant que Chris Garry, stagiaire NASA à l’époque, ne les pousse sur GitHub. Le résultat est 100% assembleur AGC, assemblable via l’outil yaYUL qui tourne sous Linux, macOS, Windows et même FreeBSD.

Les commentaires, surtout, font tout le sel de l’archive. Les équipes de Margaret Hamilton, qui dirigeait la Software Engineering Division au MIT Instrumentation Lab, laissaient des remarques moqueuses au milieu des routines critiques. La plus connue : “BURN BABY BURN — MASTER IGNITION ROUTINE”, juste au-dessus du bloc qui déclenchait la mise à feu. Il y a aussi “TEMPORARY, I HOPE HOPE HOPE”, collé sur un patch resté en place pendant toute la mission.

Le passage le plus parlant reste la séquence d’alarmes 1201 et 1202 pendant la descente finale. Un radar de rendez-vous mal positionné saturait le calculateur en pleine approche. Le logiciel écrit par l’équipe Hamilton a fait exactement ce qu’il devait faire : abandonner les tâches non critiques, garder le pilotage actif, et laisser Armstrong se poser. Environ 64 Ko de mémoire et deux kilos de ferrite, gérés en priorité tournante, ont sauvé la mission.

Côté usage concret, cloner le dépôt prend deux secondes. Compiler avec Virtual AGC demande un peu plus de patience, mais ça tourne. Vous pouvez ensuite lancer un simulateur et rejouer la descente touche par touche. Pour les curieux, c’est une archive historique géniale. Pour les étudiants en informatique, c’est un cours d’architecture système qu’aucun manuel ne remplace.

Bref, du code vieux de 57 ans, libre, commenté avec humour, et qui a posé deux humains sur la Lune. Pas mal !

Source :
Techspot

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