Ils ont mis une plante carnivore dans un accélérateur de particules, et elle a réagi
La chaîne YouTube Electron Impressions a placé une dionée attrape-mouche dans un accélérateur de particules pour voir ce qui allait se passer.
Résultat : toutes les mâchoires de la plante se sont refermées en même temps sous l’effet de la radiation ionisante. La plante a confondu le faisceau de particules avec une proie.
Comment la dionée attrape ses proies
La dionée attrape-mouche fonctionne grâce à un mécanisme assez fascinant. Ses mâchoires sont tapissées de petits poils sensibles qui détectent le contact d’un insecte. Quand un poil est touché, il active des canaux à calcium dans les cellules de la plante.
Ce mouvement d’ions crée un potentiel d’action, un signal électrique qui se propage sur toute la surface de la mâchoire et qui déclenche la fermeture. Le tout en une fraction de seconde.
Ce qui se passe sous un faisceau de particules
Quand la plante a été exposée au faisceau ionisant de l’accélérateur, toutes ses mâchoires se sont fermées d’un coup. La radiation a provoqué exactement le même mouvement d’ions que celui déclenché par un insecte : les ions quittent les cellules, créent une pression osmotique, et paf, la mâchoire se referme.
Sauf que cette fois, pas besoin de mouche. Le faisceau de particules a activé le mécanisme sur l’ensemble de la plante en une seule fois.
La plante n’y a pas survécu
Le problème, c’est que la radiation ionisante ne s’est pas contentée de chatouiller les canaux ioniques. Elle a aussi détruit l’ADN des cellules de la dionée, ce qui a tué la plante. L’expérience ne peut donc pas être répétée sur le même spécimen.
Electron Impressions avait d’ailleurs déjà fait parler d’eux en créant des éclairs de Lichtenberg piégés dans du verre avec le même accélérateur.
C’est le genre d’expérience un peu absurde qui donne envie de regarder la vidéo en boucle. Voir une plante carnivore réagir à un faisceau de particules comme si c’était une mouche, c’est quand même assez inattendu.
Et puis il faut le dire, ça rappelle que la biologie et la physique ne sont pas si éloignées qu’on le croit. Dommage pour la plante en tous cas.
Source :
NIH.gov

Leave a Comment