Des chercheurs ont réussi à restaurer une vision fonctionnelle chez des patients atteints de DMLA avancée grâce à une puce sans fil de 2 mm glissée sous la rétine. Lors de l’essai clinique PRIMAvera mené dans 5 pays européens, 81 % des participants ont retrouvé la capacité de lire des lettres et des mots. Pas mal !
Un implant de 2 mm qui remplace les photorécepteurs
Le système s’appelle PRIMA et il a été conçu par Daniel Palanker, professeur d’ophtalmologie à Stanford. Le principe : une puce photovoltaïque de 2 mm sur 2 mm, épaisse de 30 microns (oui c’est très fin, la moitié d’un cheveu), qui se glisse sous la rétine à l’endroit où les photorécepteurs ont cessé de fonctionner. Le patient porte des lunettes équipées d’une caméra miniature qui capte les images, les traite via un algorithme (zoom jusqu’à x12, réglage du contraste) puis les projette sur l’implant en lumière infrarouge. La puce convertit cette lumière en impulsions électriques qui stimulent les neurones rétiniens encore actifs. Le cerveau fait le reste. Pour l’instant, la vision restituée est en noir et blanc, mais elle suffit pour lire des lettres, des chiffres et des mots courts.